Journal d'école

Un regard distancié, très distancié, très très distancié sur l'école et sur le monde. L'école vient de loin, elle peut mener loin. A condition d'en sortir.

28 février 2007

Rien d'intéressant

Les profs se sentiraient donc « trahis par la gauche » au point que leurs intentions de vote en faveur de Bayrou talonneraient celles de Royal. La belle affaire !

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-877071@51-861150,0.html

Elle s’éternise, cette campagne électorale, toujours aussi plate et vide pour ce qui touche à l’éducation. L’autre soir, devant le fameux panel des Cent qui tient lieu de démocratie, Bayrou s’est montré en la matière aussi futile et démago que les autres : 20% d’élèves arriveraient donc illettrés en 6e. Nul ne sait d’où il tient son chiffre mais en 3 ans, il aura résolu le problème. C’est toujours mieux, me direz-vous que Robien qui, lui, devait le faire en 3 semaines à l’aide de son inénarrable circulaire sur l’apprentissage de la lecture. Bayrou assure qu’on ne passera plus en 6e sans une maîtrise parfaite de la lecture et de l’écriture. Comprenons qu’on fera redoubler encore davantage, quoique la France soit déjà la championne du monde en la matière (40% des élèves en fin de collège ont déjà redoublé au moins une fois) avec des effets catastrophiques pour les élèves concernés comme pour le Trésor public, obligé de financer en pure perte des années de scolarité supplémentaires. Un ancien agrégé est-il le mieux placé pour réfléchir à ces problèmes ? La question frise l’insolence.

Même langue de bois pour Royal. Dans une interview au Monde de l’éducation de mars, manifestement adressée aux profs,  elle affirme sans rire  que « les enseignants ont été suffisamment accablés de réformes ». Quelles réformes, Madame ?

Finalement, on se félicite encore de n’être toujours pas inscrit sur les listes électorales...

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25 février 2007

Quand Brighelli rêve de l'école

Après d’intenses cogitations, Brighelli et ses fidèles ont concocté une « charte pour l’éducation » transmise aux candidats à l’élection présidentielle. On y relève tout spécialement l’adoption d’un certain nombre de mesures, noyées dans les lieux communs favoris du maître et destinées à sauver l’école de la « faillite ».

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/02/15/index.html

En voici le catalogue :

« 7 – (...) suppression des IUFM

Vie scolaire

Un règlement intérieur national ayant réellement force de loi.

24 – Un socle fondamental du règlement intérieur pourrait être élaboré et voté par l’Assemblée nationale et le Sénat. Evidemment, chaque établissement pourrait l’amender sur certains points, par exemple en ce qui concerne le port d’un uniforme (sic).

Propositions pour le primaire

37 – Revaloriser le « par cœur ».

38 – Abroger le décret de 1955 qui interdisait les devoirs à la maison.

39 – Interdire tout usage des calculettes.

40 – En finir, dans le primaire comme dans le secondaire, avecle mythe de la « sortie » systématique. On peut très bien intéresser des enfants (...) sans pour autant perdre du temps à leur faire découvrir leur environnement (...) ou à les mener au cinéma.

Propositions pour le collège

41 – Créer des classes d’aide et de soutien dès la 6e, pour les élèves les plus en difficulté.

42 – Multiplier les classes d’excellence.

43 – Sensibiliser aux métiers manuels, peut-être en réintroduisant les anciens travaux manuels ou en invitant des professionnels et des artisans à présenter leur activité aux élèves (...) Trop d’élèves s’engouffrent chaque année dans des sections généralistes, faute de savoir qu’il existe une foule de métiers manuels hautement qualifiants et souvent fort rentables.

44 – Rétablir un certificat d’études élémentaires en fin de 5e pour les élèves qui se dirigent vers l’apprentissage.

45 – Que l’entrée en 2nde soit soumise à l’obtention du brevet (...) Systématiser le passage à l’essai en classe supérieure et rétrograder [l’élève] en cas d’impossibilité effective à recoller au peloton. »

Ils se sont mis à plusieurs pour écrire ça. Que Brighelli trouve sa source d’inspiration exclusivement dans le passé n’est pas une découverte : il n’est question que de rétablir, de restaurer, de refaire. Qu’il s’agisse de la sélection des élèves – remise en vigueur des 6e de transition des années 60 – des méthodes de travail – le par cœur – de l’évaluation des connaissances des élèves – le certificat d’études etc, pour Brighelli, la terre s’est arrêtée de tourner aux alentours du 19e siècle. On chercherait en vain dans cette « charte » une idée neuve, quelque chose qui n’aurait encore jamais été expérimenté, tout bêtement une idée d’homme du 21e siècle. Révélatrice à cet égard, la fixation sur le certificat d’études, créé en 1866 et déjà expérimenté dans les années 1830, sous la Monarchie de Juillet donc ! Alors que le monde d’aujourd’hui – les savoirs, leur transmission, la famille, le contexte économique et social – n’a plus rien à voir avec l’ancien, seule l’école resterait immuable, coincée quelque part entre Guizot et Jules Ferry.

Mais cet aveuglement de façade n’est pas anodin ; il va de pair avec un conservatisme politique extrêmement marqué, constitutif du discours nostalgique sur l’école (voir, par exemple sur Journal d’école du 17/01/2007, « Les humanités selon Fumaroli : un projet politique qui ne se cache même plus ». http://journaldecole.canalblog.com/archives/2007/01/17/index.html). Pour Brighelli, l’école ne peut offir que deux filières : les classes « d’aide et de soutien », où les élèves feront « les anciens travaux manuels », recevront la visite des « professionnels et artisans » (curieux, il n’emploie pas le mot « patron »...), passeront le certificat d’études avant d’être envoyés en apprentissage. Les autres auront droit aux classes « d’excellence » avec latin et grec. L’école de Brighelli est une école de ségrégation sociale, une école d’apartheid ; son rôle n’est pas d’éduquer, de former ni d’ouvrir au monde mais de sélectionner, de séparer le bon grain de l’ivraie. Et l’on sait d’ailleurs que, par les temps qui courent, l’ivraie a souvent la peau un peu sombre. Mais ne polémiquons pas...

Brighelli, paraît-il, viendrait de l’ « extrême-gauche ». C’est possible et d’ailleurs pas très surprenant ; il n’est pas le premier, issu de cette mouvance, à se retrouver sur la voie glissante du conservatisme politique. Glissante et dérapante : on sait d’ici quels candidats accueillent avec faveur, avec ferveur, les divagations nostalgiques sur l’école. Généralement, ces politiciens ne sont pas des plus recommandables.

http://www.frontnational.com/doc_interventions_detail.php?id_inter=55

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23 février 2007

Les programmes du cabinet noir

Dans les dépêches de l’éducation (jeudi 22/02) sur Vousnousils, on apprend que Robien prépare une réforme des programmes de primaire et collège pour la prochaine rentrée. Comme toujours avec Robien, on a du mal à comprendre : un ministre qui ne le sera plus dans quelques semaines, prépare dans l’ombre, dans le secret des cabinets, les programmes scolaires des années à venir, en ignorant superbement ceux qui seront chargés de les appliquer. Le respect pour les profs, on peut toujours l’exiger des élèves mais pour le ministre, c’est autre chose.

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Contre Sarkozy, c'est ici et maintenant

Adyl, ce lycéen de 17 ans qui menait depuis le 12 février une grève de la faim à Châteauroux pour soutenir Senjur, son camarade de 19 ans menacé d’expulsion, a décidé d’interrompre son action. Jeudi, une manifestation avait réuni 600 lycéens dans les rues de la ville, à la suite de de laquelle 6 lycéens avaient été arrêtés par la police et retenus plusieurs heures au commissariat. Il faut bien avoir à l’esprit que, dans la France déjà sarkozienne, manifester est un délit. Face à la brutalité de Sarkozy, ce sont une fois de plus des jeunes qui donnent l’exemple. On peut signer la pétition de soutien avec le lien ci-dessous :

http://soutiensenjur.canalblog.com/

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Sauver les lettres, sauver Le Pen

« Il appartient à l’état d’instruire ses enfants (...) il faut dénoncer les ravages du pédagogisme et de l’égalitarisme (...) les enfants doivent retrouver la valeur des savoirs fondamentaux (...) il faut établir des exigences de passage et réévaluer la valeur des examens comme le brevet des collèges (...) les IUFM, centres de déstructuration et d’endoctrinement, doivent être remplacés par des centres pédagogiques régionaux ». Ce n’est pas une nouvelle livraison de « Sauver les lettres » ou de Brighelli mais c’est tout comme : il s’agit tout simplement du projet éducatif du FN, que le parti vient de rendre public. Il faut également, pour l’apprentissage de la lecture « revenir à la méthode syllabique ». Là, il est un peu en retard, Jean-Marie, Gilles est déjà passé par là.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-875548@51-823442,0.html

Cette nouvelle, parue dans Le Monde d’aujourd’hui, n’en est évidemment pas une : cela fait déjà bien longtemps que l’analogie entre les conceptions éducatives de l’extrême-droite et celle des mouvements réactionnaires qui sévissent dans l’éducation, a été établie, en particulier – j’avais de l’avance – sur Journal d’école avec un message du 10/09/2005, « Quand l’école de la république fait le lit de l’extrême-droite ».

http://journaldecole.canalblog.com/archives/2005/09/10/index.html

La question n’est plus présentement de savoir qui a inspiré l’autre – la nostalgie d’un âge d’or fantasmé est une constante de l’idéologie d’extrême-droite – mais de bien se rendre compte à quel point la prose brighellienne, largement popularisée par les médias grand public a pu donner légitimité au Front national : pourquoi refuser ses suffrages à un parti politique, à une idéologie, qui, finalement, dans le domaine éducatif, se situent dans la lignée des défenseurs d’une certaine école républicaine, en réalité d’une école du passé, d’une école dépassée ? Quand Le Pen se désigne comme un homme « de centre droit », il ne fait que donner corps à cette évidence, à savoir que sur bien des sujets, tout spécialement le sécuritaire, l’éducation, il s’est trouvé dépassé sur sa droite. Pour être juste, il faut également reconnaître que les élucubrations lepénistes en matière éducative semblent largement partagées, plus ou moins ouvertement par nombre de prétendants à la présidentielle. Je n’ai pas dit par tous mais certain(e)s candidats devraient quand même être un peu plus clairs sur l’éducation.

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21 février 2007

Le mauvais élève et le gentil docteur (suite)

Après s’être rendu ridicule il y a un an et demi par son étude sur les troubles de conduite, au point de se déjuger publiquement un peu plus tard, l’Inserm en rajoute une louche avec cette fois-ci un rapport sur les troubles d’apprentissage : « Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie ». C’est du sérieux. Extraits :

« L’hypothèse de la nature familiale de la dyslexie est évoquée depuis longtemps et un faisceau de présomptions rassemblées depuis une vingtaine d’années fait en effet penser que la dyslexie possède une origine génétique (...) Toutes ces données permettent d’établir qu’il y a bien une contribution génétique aux troubles spécifiques d’apprentissage ». Autrement dit, si tel est le cas, ce n’est plus aux enseignants que les enfants doivent être confiés mais aux médecins, aux psys, aux labos pharmaceutiques et, bien sûr, aux policiers pour tout ce qui touche aux troubles du comportement. A terme, l’école n’a plus de raison d’être.

Outre l’absence totale de sérieux des données réputées « scientifiques », il faut aussi dénoncer l’idéologie tenace qui se cache derrière ces rapports qui se multiplient et l’exploitation que savent en faire les politiciens (cf le rapport Benisti).

Le Café pédagogique d’aujourd’hui, qui en donne un aperçu détaillé, conclut ainsi : « En allant dans ce sens on déresponsabilise complètement la société et l'Ecole de la genèse de l'échec scolaire. On prend le risque de la marginalisation et de l'enfermement des familles défavorisées. On affaiblit encore davantage le tissu social. Or on sait bien que ces tendances sont déjà fortement à l'œuvre dans notre société. »

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/070221LefaitdujourL'Insermencoresurlestroublesdel'apprentissage.aspx

[On peut relire aussi sur Journal d’école du 24/09/2005 « Le mauvais élève et le gentil docteur ».

http://journaldecole.canalblog.com/archives/2005/09/24/index.html]

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20 février 2007

Sarkozy interdit l'avion aux Musulmans

Pendant la campagne électorale de Sarkozy, les Musulmans sont interdits de vol.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-869398@51-869402,0.html

Posté par Lubin à 19:30 - Police partout, justice nulle part - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La délinquance des mineurs est-elle soluble dans l'internat ?

Ce serait donc la solution miracle à tous les maux de la société : l’internat. Nos candidat(e)s à la présidentielle sont (presque) unanimes sur le sujet : la délinquance des mineurs et l’échec scolaire, qui comme chacun sait, n’est rien d’autre qu’une forme de délinquance, trouveraient leur remède dans l’internat. Ils sont intarrissables sur les sujet : internat « urbain », internat « rural », internat d’ « excellence » etc, bref, il suffirait d’enfermer les jeunes pour que, d’un coup de baguette magique et d’une serrure à double tour, les braves gens puissent dormir en paix. Rétorquons simplement que :

- en France, contrairement à la Grande-Bretagne, l’internat n’est pas et n’a que rarement été un lieu d’éducation, encore moins d’enseignement. Il s’agit simplement d’un lieu d’hébergement où, par exemple, des lycéens dont l’établissement est trop éloigné du domicile, passent la nuit et prennent le petit déjeuner. Je n’ai pas connaissance d’enseignants qui accepteraient, massivement, d’exercer leur métier dans un internat qui serait un lieu d’enfermement.

- Fondamentalement, ce sont les parents et personne d’autre ­– le plus souvent en accord avec leur enfant – qui prennent la décision de l’internat ; sauf erreur de ma part (je ne suis pas juriste) , c’est bien le code civil qui accorde aux parents et à eux seuls les choix fondamentaux en matière éducative, comme par exemple l’internat. Faut-il croire que ce droit, fondement éminent de la vie en société depuis plusieurs siècles ­– l’enfant est éduqué d’abord par ceux qui lui donnent la vie – se trouverait transféré à un juge, à un commissaire de police, un commandant de gendarmerie, un principal de collège ou un proviseur de lycée ? Si tel devait être le cas, il s’agirait là de l’émergence d’un autre monde, d’une autre société ; quelque chose qui aurait déjà été expérimenté dans le passé et qui aurait mal tourné.

Ce texte a été posté sur le blog de Jean-Pierre Rosenczveig qui, quoique juge, ne manque pas de qualités. 

http://jprosen.blog.lemonde.fr/

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Brutalisation (suite)

Même si je n’ai pas bien suivi l’actualité éducative de ces derniers jours, j’ai l’impression qu’elle fut sinistre.

Roland Veuillet hospitalisé d’office : on se croit revenu aux psychiatres de l’époque soviétique, avec la médecine se mettant au service d’un pouvoir brutal :

http://roland-veuillet.ouvaton.org/

Un prof de ZEP menacé de sanction par son chef d’établissement, obligé de fermer son blog :

http://www.blogprof.fr/

Et bien sûr, Sarkozy qui continue de traquer les enfants à l’école, comme cet enfant de 6 ans, coincé l’autre jour par la police à la descente du car scolaire. Mais pourquoi s’arrêterait-il en si bon chemin, Sarkozy, puisque chaque rafle lui apporte de nouveaux électeurs :

http://www.educationsansfrontieres.org/article.php3?id_article=4360

Il règne autour de l’école, dans l’école, un climat malsain : violence, brutalisation, humiliation, menaces, intimidations, deviennent le mode de gestion habituel d’un gouvernement qui se croit tout permis. A nous de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Posté par Lubin à 13:09 - Education, au jour le jour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2007

Un peu d'air ?

Après la nomination par Robien de Redeker au CNRS (voir Journal d’école du 22/01/2007, « Selon que vous serez... »),  Les mots sont importants publient une réaction de Philippe Adam sur ce qui constitue une « incroyable et injustifiable ingérence de l’état dans la vie intellectuelle et la recherche scientifique », dénonçant la « prime au racisme » qu’elle institue.

http://lmsi.net/article.php3?id_article=627

« On savait la recherche en danger, on la découvre en danger de l’intérieur, la belle promotion de Robert Redeker sonnant comme une insulte non seulement aux authentiques scientifiques qui, toutes disciplines confondues, font vivre le CNRS, mais aux musulmans de France à qui c’est un bien triste message qui est adressé. »

Avec la critique de l’Islam, quelle belle figure ils se donnent, nos politiques ! Quand on entend Sarkozy jouer les hérauts de la liberté d’expression, de la liberté de la presse, au procès de Charlie hebdo, lui qui tient les médias sous sa botte, on se dit une nouvelle fois que la peur de l’Islam aura été un formidable tremplin politique pour toutes sortes d’ambitieux qui dissimulent ainsi leur xénophobie, leur racisme derrière le discours des droits de l’homme. Voltaire détourné par Doriot en quelque sorte.

« Journal d’école » se met en veille pour quelques jours. Son responsable prend un peu de congé pour se changer les idées (ce n’est pas gagné !), non pas à Courchevel ni aux Seychelles mais dans les collines du Morvan chères à Romain Rolland. Comme j’entends d’ici les lazzis dénonçant ces enseignants toujours en grève quand ils ne sont pas en vacances, je précise qu’aujourd’hui, non seulement je n’ai pas fait grève mais j’ai remplacé des collègues malades. Si Robien apprend la chose, je ne doute pas qu’il l’exploitera à son profit comme le signe que les enseignants approuvent sa politique. Robien, lui, il faut vraiment qu’on essaye de le rayer de sa pensée pendant quelque temps...

Posté par Lubin à 21:28 - Le monde comme il va (mal) - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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