28 octobre 2007
Délivrez-nous du ministre !
Finalement, on peut se demander si Darcos n’est pas en train de devenir aussi imbuvable que son prédécesseur, ce qui n’est pas un mince exploit. Ce soir, sur RTL, affirmant la nécessité d’en revenir aux fondamentaux, notamment à la maîtrise de la langue – il doit être le quinzième ministre de l’EN à le répéter – il précise : « Je ne dis pas qu’on ne fait pas des choses utiles à l’école primaire mais on se disperse beaucoup ». Du pur Darcos : « je ne dis pas que...mais... ». Usant et abusant de la litote, ses critiques des programmes scolaires visent en réalité les enseignants. L’opinion publique n’est pas censée savoir que les programmes officiels émanent des bureaux du ministre, que les derniers programmes remontent à avril de cette année ni qu’ils portent la marque de Robien. Si le « système va mal en ce qui concerne la maîtrise de la langue », ce n’est pas de la faute des ministres, qui semblent prendre plaisir à semer la pagaille dans les apprentissages des élèves, pourvu qu’on parle d’eux, mais c’est la faute des profs, toujours montrés du doigt de façon insidieuse. Darcos veut « rendre les programmes lisibles par tous (...) des programmes de quelques pages, compréhensibles par toutes les familles ». Chiche ! Que l’EN cesse de nous inonder de ses circulaires interminables, de ses BO qui prétendent régenter la vie des établissements dans leurs moindres détails. « Les professeurs des écoles – continue Darcos – savent qu’ils ont besoin de s’adosser à des textes nouveaux ». Les textes « anciens », comme on le sait, datent d’avril 2007. Mais s’ils sont mauvais, pourquoi donc Darcos, en tant que parlementaire les avait-il alors approuvés ? Car dans le foutage de gueule, Darcos a fait ce soir très fort, affirmant que « la représentation nationale » devait être associée à ces programmes. Parce que la loi d’orientation, matérialisée par les programmes officiels et le socle commun, d’où sort-elle, sinon de la volonté de la « représentation nationale », en tout cas du parti majoritaire, auquel appartient Darcos et qui, soit dit au passage, avait été le seul à la voter. Consternant, de voir ces ministres qui ne peuvent exister que devant micros et caméras. Et, bien sûr, ce sont les élèves qui en font les frais.
Commentaires
Plus c'est gros...
"c’est la faute des profs, toujours montrés du doigt de façon insidieuse"
Tiens? Maintenant vous vous érigez en défenseur du corps professoral, de vos collègues dont vous avez dit pis que pendre tout au long de la "fameuse" affaire Môquet, et dont vous ne cessez par ailleurs de vilipender la prétendue obéissance aveugle aux ordres-venus-d'en-haut"? On peut vous accorder que vous, au contraire de Darcos, ne procédez pas de manière insidieuse...
Au fait, après le très classieux "agent d'assurances à la retraite", pour Robien, ce sera quoi, le petit nom que vous trouverez pour Darcos? On peut l'attendre avec impatience... Après Môquet, il faut bien un autre os à ronger.
Quant aux questions existentielles -et je l'espère rhétoriques?- que vous posez sur Darcos parlementaire, puis ministre, bienvenue dans le monde de la politique! (ce qui n'excuse certes rien, mais explique bien des choses)
Tuer le capitalisme
Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage
Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortir de la prison
Pour tuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice.
Guy Môquet
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=39633&pid=6697853
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
