18 novembre 2007
Histoire belge et pas drôle
« Dans la cour de récréation,celui qui s'avise de parler français à son copain est puni. Comme un quart des élèves sont francophones, les punitions tombent tous les jours : elles consistent à faire des exercices de néerlandais, à nettoyer la cour ou à aider les plus petits à la cantine. » C’est se qui se passe dans cet établissement scolaire de la périphérie bruxelloise (Le Monde, 17/11/2007). La capitale européenne qui, au passage, semble bien avoir oublié l’esprit des fondateurs de l’Europe, montre chaque jour un peu plus où mène la bêtise nationale. Cela rappelle un peu la France d’il y a un siècle et même après, lorsque les petits Bretons qui s’avisaient de parler leur langue à l’école étaient stupidement punis. L’imbecillité, comme les nations, serait-elle éternelle ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-979501@51-926038,0.html
De la neige en novembre, des policiers dans les facs
De la neige un 18 novembre. Surtout dans la région où je vis, c’est le signe d’un profond dérèglement du climat.
Des policiers dans les facs. Cela fait bien longtemps qu’on ne les y avait pas vus. A Rennes, à Nantes, un peu partout, la police est intervenue pour déloger les étudiants grévistes. A Nanterre, on a vu des étudiants applaudir les flics tabassant d’autres étudiants. C’est le signe d’un profond dérèglement des mentalités chez une génération gavée de séries policières, où le policier est toujours un héros et intoxiquée par la fréquentation quotidienne de journaux télévisés où les caméras sont toujours du côté des matraques. La plupart des lois sécuritaires votées ces dernières années ont été inspirées par les commissariats ; mais la police est aussi devenue l’instrument d’une politique, au service d’un gouvernement. Dans les quartiers réputés difficiles, les services sociaux ont disparu mais les CRS sont omniprésents et, dans toute la France, des milliers de fonctionnaires de police sont occupés à temps plein à traquer les sans-papiers. Il faut bien faire plaisir à son maître. On peut quand même s’interroger sur le genre de société qui est en train de se mettre en place.
