Journal d'école

Un regard distancié, très distancié, très très distancié sur l'école et sur le monde. L'école vient de loin, elle peut mener loin. A condition d'en sortir.

04 avril 2008

Un élève giflé : contre-pétition

« Nous, citoyens de convictions et de professions diverses, souhaitons par la présente :

(...)

- Affirmer que dans notre pays, la maltraitance et plus généralement la violence sur enfant n'est pas acceptable quelque forme qu'elle prenne et quelle qu'en soit la raison, et surtout pas des actes de violence injustifiée de la part d'un éducateur professionnel envers un enfant de 11 ans.

(...)

- Nous élever contre une certaine conception de l'éducation (témoigné par les français en de nombreux endroits) et contre un certain corporatisme (exposé par les pétitions du SNES et du SNALC) qui consiste à blanchir un homme violent, lui attribuant le statut de victime, et à conspuer un enfant victime de violences (...) »

Il y a les pétitions institutionnelles, les pétitions politiques, d’autres émanant de collectifs solidement constitués, et puis il y aussi les pétitions individuelles, soutenues par la volonté et le courage de simples citoyens révoltés par l’injustice et la bêtise. Samuel, qui intervient régulièrement sur « Journal d’école », lance une pétition – dont sont extraites les lignes ci-dessus - pour dénoncer la violence de cet enseignant du collège de Berlaimont, les soutiens qui lui ont été témoignés par des collègues et une hiérarchie mal inspirés et en même temps soutenir l’enfant victime. Cette pétition ne sera évidemment pas relayée par les appareils syndicaux, on n’en parlera probablement pas à la télé. Elle a juste l’immense mérite d’exister. Dans un contexte éducatif délétère, qui marche sur la tête, où n’importe quel plumitif besogneux – moustachu ou non - peut se voir propulsé conseiller du ministre, la révolte individuelle est plus que jamais salutaire, indispensable. Il faut signer la contre-pétition contre la violence et en faveur de l’élève frappé au collège Gilles-de-Chin.

Posté par Lubin à 18:47 - Education, au jour le jour - Commentaires [44] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Très Bonne Idée

Très bonne idée, je vais l'envoyer aux personnes qui peuvent être intéressées.

Posté par bubul01, 04 avril 2008 à 20:02

+ de 200 !!!

Plus de 200 signatures !!! C'est un succès inespéré. Merci infiniment d'avoir participé à ce succès, et d'y avoir même doublement participé, en signant et en informant d'autres personnes. Dans mes rêves les plus fous, je m'attendais à une centaine de signatures en 15 jours. Moins d'une semaine après le lancement, on en a déjà plus du double. Merci infiniment ! Et continuons à faire tourner cette pétition. En route vers les 500 ?
En attendant, je voulais quelques dizaines de soutiens pour Alexandre, finalement, il devra compter en centaines. Grâce à vous Lubin, grâce aussi à vous bubul. Et grâce à tous les autres.

Merci encore !

Posté par Samuel, 07 avril 2008 à 18:31

Ne jamais se taire

C'est une très bonne nouvelle. Finalement, devant une injustice, on n'a toujours qu'un seul tort : celui de se taire.

Posté par Lubin, 07 avril 2008 à 19:29

ouah !

Plus de 200 signatures, quel succès ! "En route vers les 500" se dit Samuel mais c'est Byzance ! Rappelez-nous le score de la pétition intersyndicale en soutien à notre collègue, combien déjà ?

Posté par victor, 14 avril 2008 à 11:56

Plus de 400 signatures

A l'heure présente, plus de 400 signatures. Pour une initiative individuelle ne disposant d'aucun relais dans les médias, les syndicats, les associations, c'est plutôt réconfortant.

Posté par Lubin, 14 avril 2008 à 12:46

Réconfortant, vraiment?

400 signatures, dont une bonne quarantaine de gendarmes... Ce qui prouve deux choses: que le corporatisme que fustige Lubin est loin d'être propre aux seuls enseignants; que sa détestation de l'uniforme est, comme tant d'autres choses, à géométrie variable.

Posté par Meles, 14 avril 2008 à 13:22

Assimilations hâtives

Normalement (avec un minimum de jugeote...), on peut encore faire une distinction entre un individu, gendarme ou policier et l'institution policière manipulée par le pouvoir politique. Un peu comme si moi, par exemple, on m'assimilait à Darcos...

Posté par Lubin, 14 avril 2008 à 17:30

Voire

Alors que les signataires (dont je ne suis pas) des pétitions du SNES et du SNALC, eux, sont, c'est bien connus, "manipulés", et ne sont pas des "individus", puisque eux font dans le corporatisme. Qu'est-ce que ce doit être reposant, de toujours avoir raison...

Posté par Meles, 14 avril 2008 à 18:38

les 400

lol lubin... Un pétition qui penserai pas comme vous, avec le même score et le même écho médiatique, n'aurait que votre mépris.

400 personnes divisés par 19 : ils ont fait signer leurs familles quoi. Pour ce que ca sert, les pétitions. C'est un peu l'opium des mutins de Panurge : on se compte, on se tient chaud, on bêle en coeur. C'est sympa. Ca mange pas de pain.

Posté par tartempion, 14 avril 2008 à 22:28

Que faire alors?

Petit message à ceux qui critiquent la pétition:
quelle réaction auriez vous eu si votre enfant avait vu ses affaires jetées par terre sans explication, puis qu'il se voit vu plaquer au mur? Seriez vous restés silencieux? Combien parmi vous ont lu les déclarations du procureur? Vous en pensez quoi?
Autre chose: la majorité n'a pas toujours raison: je vous rappelle que les allemends ont ratifié l'anschluss à 99% en 1938...

Posté par Gillou, 14 avril 2008 à 23:31

400 divisés par 19 ?

J'ai comme l'impression que tartempion mélange deux pétitions, non ?
Comme d'habitude, il écrit sur ce quoi il ne connaît absolument rien.
Voilà qui va discréditer encore un peu plus ses autres interventions.

Posté par lofi, 15 avril 2008 à 09:00

j'ai signé la pétition car la riposte est ridicule, la pétition n'est pas pour justifier la laque.

Posté par nicolas, 18 avril 2008 à 08:01

non violence

"Seriez vous restés silencieux? Combien parmi vous ont lu les déclarations du procureur? Vous en pensez quoi?"
en bon disciple de Lubin, je n'aurai rien fait. Je suis contre la guerre, le mal et la violence. J'aurai donc bien sûr approuvé Munich ainsi que l'Anschluss, à quoi bon faire la guerre ?

Posté par tartempion, 18 avril 2008 à 08:23

le pauvre!

Pauvre élève qui n'avait pas insulté son prof!
C'est vrai, il faut qu'ils s'expriment ces pauvres élèves!

Posté par sulu, 18 avril 2008 à 18:58

à Sulu

"C'est vrai, il faut qu'ils s'expriment ces pauvres élèves!"

Ben oui c'est vrai ! Vous avez une alternative à développer ici ?

Allez-y, exprimez vous !

Posté par Théo, 18 avril 2008 à 21:16

L'alternative?

Je ne pense pas qu'insulter - l'élève l'a reconnu- soit une forme d'expression normale dans les rapports professeurs - élèves et qu'on ne peut tolérer des insultes de la part des élèves comme d'ailleurs de la part des professeurs...De ce fait, l'élève est aussi dans son tort car sans sa provocation verbale le professeur ne l'aurait pas giflé...C'est pour cela que les insultes ne sont pas une manière acceptable d'expression même si certains pensant aider les enfants leur laissent passer cela...

Posté par sulu, 19 avril 2008 à 00:46

Oui Sulu,

sans aucun doute, mais le professeur, lui, semble n'avoir pas disposé en ce moment critique de moyens d'expression bien évolués au regard de son âge et de son expérience...

Posté par Théo, 19 avril 2008 à 09:08

uti

moyens d'expression bien évolués

Posté par tartempion, 19 avril 2008 à 11:44

oups fausse frappe

je voulais dire :
"moyens d'expression bien évolués"

évidemment, dans le monde selon théo plus on est vieux plus on est censé être rationnel, posé, serein. A croire que les adultes, théo-riquement, ne sont jamais dictateurs, ayatollahs, guerriers, tueurs, etc... Le monde selon théo ressemble beaucoup au pays des bisounours.

Posté par tartempion, 19 avril 2008 à 11:47

Ah ?

Parce que maintenant on fait prof pour pouvoir devenir "dictateur, ayatollah, guerrier, tueur, etc..." Le monde selon Tartempiok ?

Posté par Théo, 19 avril 2008 à 18:55

No comment

Alexandre (car il a un nom, s'agissant d'une individu et créature à visage humain), enfant de 10 ans, bien noté et au tempérament ordinairement calme et non violent, n'aurait effectivement pas du répondre à la provocation d'un professeur alcoolique dont il savait qu'il était plus fort que lui (100 kg pour 1,90 m), qui allait être soutenu par 2 syndicats de l'EN, par 40000 enseignants, par de nombreux forumeurs et posteurs anti-militaires, anti-flics, anti-gendarmes, anti-gouvernement en place élu démocratiquement, anti justice (puisqu'ils ne reconnaissent pas les conclusions d'un procureur de la République impartial), ne reconnaissant que les prises de positions pour le très sympathique José, conspuant une cinquantaine de gendarmes (sur 100.000) qui ont osé signer une pétition pour soutenir l'enfant de leur propre collègue. Vraiment cet enfant du haut de ses 10 ans aurait du se taire, tendre la joue gauche comme Jésus l'a fait avant lui... au mieux il aurait pu faire remarquer au sieur Laboureur, en empruntant par exemple quelques citations de Rousseau, Sartre, ou Camus qu'il n'approuvait pas son mentor de lui avoir porté un soufflet appuyé sur sa joue désormais meurtrie !!! Puis on inculquera à Alexandre ce que sont la justice, l'équité, l'impartialité, mais aussi et surtout ce que sont l'humanité, l'indulgence et la tolérance...
Merci...

Posté par Louis-pierre, 20 avril 2008 à 09:50

tiens !

"soutenu par de nombreux forumeurs et posteurs anti-militaires, anti-flics, anti-gendarmes, anti-gouvernement en place élu démocratiquement, "

Lubin se reconnait dans cette description. Mais il soutient, là pour le coup, l'autorité, la loi et l'ordre (il soutient n'importe quoi quand ca l'arrange, c'est ça la bien pensance)

Posté par tartempion, 20 avril 2008 à 11:40

No comment

Alexandre (car il a un nom, s'agissant d'une individu et créature à visage humain), enfant de 10 ans, bien noté et au tempérament ordinairement calme et non violent, n'aurait effectivement pas du répondre à la provocation d'un professeur alcoolique dont il savait qu'il était plus fort que lui (100 kg pour 1,90 m), qui allait être soutenu par 2 syndicats de l'EN, par 40000 enseignants, par de nombreux forumeurs et posteurs anti-militaires, anti-flics, anti-gendarmes, anti-gouvernement en place élu démocratiquement, anti justice (puisqu'ils ne reconnaissent pas les conclusions d'un procureur de la République impartial), ne reconnaissant que les prises de positions pour le très sympathique José, conspuant une cinquantaine de gendarmes (sur 100.000) qui ont osé signer une pétition pour soutenir l'enfant de leur propre collègue. Vraiment cet enfant du haut de ses 10 ans aurait du se taire, tendre la joue gauche comme Jésus l'a fait avant lui... au mieux il aurait pu faire remarquer au sieur Laboureur, en empruntant par exemple quelques citations de Rousseau, Sartre, ou Camus qu'il n'approuvait pas son mentor de lui avoir porté un soufflet appuyé sur sa joue désormais meurtrie !!! Puis on inculquera à Alexandre ce que sont la justice, l'équité, l'impartialité, mais aussi et surtout ce que sont l'humanité, l'indulgence et la tolérance...
Merci...

Posté par Louis-pierre, 20 avril 2008 à 12:10

"la maltraitance et plus généralement la violence sur enfant n'est pas acceptable quelque forme qu'elle prenne et quelle qu'en soit la raison"

maltraitance et violence, tout de suite les grands mots... Vous avez raison, laissons les enfants faire tout ce qu'ils veulent, comme ils le veulent, ne leur apprenons pas le respect, c'est une merveilleuse idée qui nous prépare un avenir radieux...

Posté par Olivier, 25 avril 2008 à 11:46

Et inversement

On pourrait également écrire :
"...laissons les adultes faire tout ce qu'ils veulent, comme ils le veulent, ne leur apprenons pas le respect, c'est une merveilleuse idée qui nous prépare un avenir radieux..."
Parce qu'effectivement, l'éducation par les coups, on sait où ça mène.

Posté par Lubin, 25 avril 2008 à 13:40

Ca mène tout droit à la guerre, à des jeunes habitués à la violence et qui, comme en 14, partent se faire trouer la peau comme des moutons.

Posté par gillou, 25 avril 2008 à 19:32

generation

bein sur gillou, dailleurs les massacres dans les lycees americains sont loeuvre denfants eleves par la III e republique et Brighelli, c bien connu ! tandis que les enfants eleves a la dolto-sympa sont purs, gentils, tellement doux et dociles qu´on peut les gaver de MTV et de Ipod et les envoyer se faire trucider en Irak sans qu´ils mouftent. l amour inconditionnel de la modernite rend vraiment aveugle...

Posté par tartempion, 26 avril 2008 à 19:45

On se plaint que les prof sont toujours solidaires. Heureusement, comme on va le voir, il n’en est rien.

Soit un petit collège de province où, prof retraité, je suis « personne ressource » pour le théâtre.

Il faut remplacer en cours d’année un prof qui part à la retraite, « pilier » du collège et maire de la commune, mais qui n’a pas eu la correction, pour ses élèves, de finir l’année avec eux. Arrive un petit monsieur (1m65 à vue de nez), qui vient d’un LEP, qui n’a jamais travaillé en collège et avec si peu de matos, qu’aucun de ses collègues n’aide en rien, comme c’est paraît-il la culture de ce petit ghetto. Et qui rase les murs quand je le vois passer.

Résultat : il n’arrive pas à asseoir son autorité et, dans la panique, gifle une élève. La direction règle le problème avec lui, la gamine et les parents, qui acceptent les regrets du prof. Et qui réclame sa démission ? Les profs !

Or, il faut savoir que ces gens (enfin, les autres « piliers » du collège) ont eu la peau du précédent directeur, et harcèlent le directeur actuel (lettres anonymes dans sa BAL, graffitis sur ses textes au panneau d’affichage officiel, dénonciation anonyme « en haut-lieu ») qui a l’outrecuidance de vouloir faire ce pour quoi on l’a nommé : diriger l’établissement. Par exemple : établir les horaires des profs, tâche jusque-là assurée par le vertueux chef des « piliers » qui en profitait pour bien se servir et servir ses obligés au détriment des nouveaux.

Aucun rapport avec la dénonciation du gifleur d’occasion ? Pas sûr.

Posté par PMB, 28 avril 2008 à 14:13

merci PMB

pour ce témoignage... surement des "profdegauch" partisans de l'autogestion et pour qui l'autorité est le premier pas vers le nazisme :)

Posté par tartempion, 28 avril 2008 à 15:59

Tartempion, bien que prof de gauche, et ayant subi l'autoritarisme de certains de mes directeurs, je répète ici ce que j'ai dit à ce directeur :

"vois si la situation peut évoluer positivement, si tu as des chances de rétablir ton autorité, de re/trouver une capacité à faire travailler ces gens ensemble et sous tes ordres, chacun respecté dans ce qu’il a à faire mais t’en rendant compte quand c’est dû."

l'encourageant à démissionner si pas d'évolution, sachant que ses autorités auront deux solutions :
- le remplacer par un "tueur".
- le remplacer par une larve dont ils ne savent quoi faire, quitte à ce que coule ce petit établissement déjà phagocyté par des gros bahuts voisins.

Bon, là, il y a plus grave : ce gosse paumé qui a poignardé trois camarades qui se moquaient de lui, de ses habits et de son embonpoint. Il a peut-être tué l'un d'eux, sa vie est brisée (pas définitivement j'espère).

Et les autres élèves qui sont traumatisés ah là là, et qu'on va te les mettre en cellule psychologique. Tu parles. J'y serais, moi, je commecerais par leur dire de réfléchir aux conséquences de leurs moqueries. Oui mais monsieur, on les pense pas, c'est pour rire ! Tu parles. Petits cons et connes, sortez du virtuel, sortez de vos modes tyranniques, battez-vous non entre vous mais contre un monde où la moquerie est une arme de domination.

(Là je suis vénèr mais j'ai été un enfant moqué à l'école. Je sais comment je m'en suis tiré, je sais le prix que j'ai payén pour, je pense que si j'avais été élevé comme un môme d'aujourdhui j'aurais moi aussi pété les plombs de cette façon.)

Posté par PMB, 28 avril 2008 à 17:24

Je ne signerai pas la pétition

Bonjour,
je ne signerai pas la pétition pour défendre Alexandre. Je suis pourtant bien contre la violence, surtout envers les enfants. Cependant, enseignante en CM2 en zep, cela me démange 1 ou 2 fois dans l'année, et il me faut beaucoup d'empire sur moi-même pour ne pas envoyer une claque à certains élèves très mal élevés, qui passent leur année à se moquer des cours et à mettre du désordre dans la classe. Nous ne recevons aucune aide pour traiter de ces cas : il n'y a pas assez d'enseignants G (spécialisés pour s'occuper des élèves ayant des problèmes de comportement), ils ne s'occupent que des plus petits (Petite section à CE1). Je me retrouve donc seule avec moi-même pour gérer ces élèves qui gâchent l'année de tous les élèves de la classe, et les empêchent de faire le programme prévu car il faut tous les jours passer une demi-heure à une heure à régler les conflits générés par ces enfants eux-mêmes violents. Je signerais bien une pétition pour obtenir en IUFM et en formation continue des stages de formation à la gestion des élèves très perturbateurs, et une autre pour obtenir dans chaque école une personne qui soit disponible pour surveiller pendant le temps nécessaire les élèves hors d'eux qui ne sont plus en mesure de travailler avec la classe. Je ne peux pas m'empêcher de plaindre cet enseignant qui n'a pas pu se maîtriser cette fois-là. Bien sûr, son comportement est inacceptable, mais il ne me semble pas sain d'en faire un débat national.

Posté par Aloyse, 04 mai 2008 à 19:27

Mais dans le cas présent

Aloyse, relisez le déroulement des faits très bien exposés sur la pétition et dites-nous vraiment si, en l'espèce, il s'agit d'un élève "perturbateur...passant son temps à se moquer ou à mettre du désordre dans la classe" ? La réponse sera non. Le prof qui n'a pas su se contrôler est entièrement responsable de l'histoire.
Par ailleurs, si l'affaire a pris ces proportions, c'est d'abord parce que deux syndicats et un certain nombre de politiciens irresponsables ont adopté une position parfaitement scandaleuse.
Si je vous comprends, vous n'avez encore jamais frappé un élève ; pourquoi d'autres s'y laisseraient-ils aller ? Depuis de longues années que je suis moi-même prof en 6e (et les 6e sont quand même bien proches des CM2), il ne m'est jamais venu à l'idée que je pourrai un jour frapper un élève. Et pourtant, ils ne sont pas tous des anges. Moi non plus, d'ailleurs.

Posté par Lubin, 04 mai 2008 à 20:28

Faux

"Par ailleurs, si l'affaire a pris ces proportions, c'est d'abord parce que deux syndicats et un certain nombre de politiciens irresponsables ont adopté une position parfaitement scandaleuse."
Vous savez pertinemment que la raison PREMIERE de cet emballement médiatique, c'est le fait que le professeur en question a été emmené en garde à vue au poste, par des policiers qui, soit dit en passant, risquent bien moins s'ils s'avisent de passer leurs nerfs sur des "usagers" au cours de leur service -et qui le font bien plus souvent que les profs. Nombre de pros exercent déjà dans des conditions difficiles, alors si en plus ils ont le sentiment d'être potentiellement menacés par cet arbitraire policier que vous abhorrez habituellement...
"il ne m'est jamais venu à l'idée que je pourrai un jour frapper un élève"
Le problème, c'est que cela peut arriver sans qu'on y "pense", hélas. En attendant, comme d'hab', l'essentiel, c'est d'avoir sa (bonne) conscience avec soi.

Posté par Meles, 04 mai 2008 à 22:33

Il y a différentes versions des faits

A dire vrai, j'ai lu différentes descriptions des faits, et n'étant pas présente lors de l'incident, je ne sais pas laquelle croire. L'élève a insulté son prof, et ça, ce n'est pas un élève modèle qui se le permet, à mon avis. Et comme le dit Meles, il se pourrait qu'un jour un réflexe de défense me fasse faire une grosse bêtise à moi aussi. Je ne défends pas l'attitude du professeur, quelles qu'en soient les circonstances. Par contre, je ne suis pas d'accord pour qu'on le transforme en bourreau pour un instant d'égarement. J'estime que le problème aurait dû être traité dans l'établissement, avec le proviseur, le prof, l'enfant et les parents. Et si j'étais à la place du prof, je reconnaîtrais bien sûr, que j'ai commis une erreur grave, demandant une réparation. J'espère ne jamais être à sa place, mais je ne peux pas en être sûre.

Posté par Aloyse, 04 mai 2008 à 23:48

Inacceptable

Non, il n'y a pas différentes versions : le déroulement des faits a été présenté il y a maintenant 3 mois par le procureur d'Avesnes-sur-Helpe et reconnu par le prof lui-même, qui non seulement, n'a pas reconnu sa faute mais a revendiqué avec certains de ses collègues le droit de frapper. A partir de là, on a vu se développer toute une campagne médiatico-politique, initiée par le Snes et le Snalc, visant à justifier, à légitimer les coups comme méthode éducative. Et ça, ce n'est pas acceptable. Si, bien sûr, contre toute évidence, vous continuez à penser que c'est un élève insolent qui a déclenché toute l'histoire, il n'y a évidemment pas matière à discuter.

Posté par Lubin, 05 mai 2008 à 06:49

genre lubin vous discutez

pardon mais j'ai failli recracher mon café de rire devant "matière à discuter"...

Posté par tartempion, 05 mai 2008 à 08:59

Faux encore

"A partir de là, on a vu se développer toute une campagne médiatico-politique, initiée par le Snes et le Snalc, visant à justifier, à légitimer les coups comme méthode éducative."
Les prétendues "visées" n'existent que dans votre esprit, et le "à partir de là" est totalement faux: au tout début de l'affaire, on ne savait pas grand chose, à part cette histoire de gifle et de garde à vue, sans plus de précisions.

Posté par Meles, 05 mai 2008 à 15:00

Toujours apolitique !!!

Alors quelles étaient leurs visées ?
Ah c'est vrai, il n'y en avait aucune, aucune prise de position, aucun engagement. Une nouvelle forme de pétition, en somme : la pétition sans intention !

Posté par Théo, 05 mai 2008 à 19:59

Les visées...

...étaient essentiellement, AU DEPART (car c'est de ça qu'il est question), de protéger les collègues contre ce qui apparaissait comme de l'arbitraire policier, alors même que la police hésite, en revanche, à se déplacer dans des quartiers où les profs, eux, travaillent tous les jours.
Mais vous ne pouvez pas comprendre, Théo, vous qui n'êtes visiblement qu'un pur esprit (mais qui souscrivez, pour le coup, à une pétition qui peut s'apparenter à une tentative de lynchage médiatique).

Posté par Meles, 05 mai 2008 à 20:27

CQFD

Et bien sûr ces syndicats, tout à fait innocents et inexpérimentés, ne pouvaient prévoir la suite... des irresponsables, donc.

Posté par Théo, 05 mai 2008 à 20:32

"légitime défense" (sic)

meles,
le texte de la pétition du snalc parle tout de même de "légitime défense" à propos de la giffle !

Posté par lofi, 05 mai 2008 à 20:33

un seul f pardon

Posté par lofi, 05 mai 2008 à 20:35

C'est quand même ahurissant...

Je croyais qu'il y avait des profs d'histoire, ici... A quoi ça ressemble, de juger a posteriori, et avec des éléments qui n'étaient pas connus à l'époque, des décisions prises dans le feu de l'action, et alors qu'on ne savait pas très bien ce qui s'était passé au juste? Tout ce que je dis, sans vouloir à toute force défendre ces pétitions, c'est qu'il est profondément biaisé d'oublier le contexte de départ. Mais quand donner des leçons de morale est devenu une seconde nature, c'est visiblement le genre de détails dont on n'a cure...

Posté par Meles, 05 mai 2008 à 20:52

Il y a deux faits : l'insulte et la claque

Je suis gênée par le ton polémique de ce forum. Pour ma part, je ne suis qu’un citoyen lambda, informé comme la majorité des citoyens par le journal du soir (à la radio), et par des syndicats également. Le fait est que j’en entendu plusieurs versions des faits. Je ne me suis pas informée près du tribunal. Peu de gens auront l’occasion et le temps de le faire, je pense. Dans le cas qui nous occupe, il y a deux faits indéniables : l’insulte et la claque, et aucun des deux ne doit être minimisé.
Dans certains établissements scolaires, malheureusement, les insultes sont tellement courantes qu’on ne se rend même plus compte de leur gravité. Dans ma classe de CM2, il y a des insultes graves au moins dix fois par jour. La pression monte tout au long de la journée. Il faut beaucoup de doigté et de temps pour la faire baisser, et je n’y arrive pas tous les jours. Quelquefois, les violences entre élèves continuent sur le chemin de retour de l’école. Vivre quotidiennement dans une ambiance violente est très éprouvant, les débordements finissent par devenir inévitables, et ce n'est pas en emprisonnant ceux qui se sont laissés aller que le problème va être résolu. C'est la défaite quotidienne devant les violences qui permet à la violence d'augmenter. Les enseignants ont besoin de formation et de soutien dans ce domaine, mais ils n'y ont pas droit. À défaut je ne vois pas de quel droit on «judiciarise» leurs erreurs.
D’autre part, il me semble que si le professeur justifie son attitude violente, le problème doit sortir de l’établissement et être jugé, car il est illégal de frapper un enfant, tout comme de frapper n’importe quelle autre catégorie de la population humaine (sous peine d’être accusé de racisme, d’antisémitisme, d’homophobie, ou autre). La justice étant saisie de l’affaire, je lui fais confiance pour faire respecter le droit. Le professeur étant un adulte doit connaître la loi et la respecter, faire le contraire est dans ce cas une faute professionnelle grave. Mais l’élève aussi est dans l’obligation de respecter la loi. La faute est moins grave car il est encore jeune et donc pas totalement responsable. Mais je considère que la faute du professeur n’annule pas la faute de l’élève. L’insulte (à un professeur ou à une autre personne) ne doit pas rester impunie.

Posté par Aloyse, 06 mai 2008 à 00:40

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