« Qu’est ce que ce discours de la part de certains profs consistant à dire qu’on n’est pas délinquant, qu’on ne relève pas de la justice quand on commet des violences comme enseignant ? La justice ne serait-elle que réservée aux jeunes, de banlieues et/ou de couleur et pas aux français fonctionnaires bien de chez nous. Les cyclistes qui se dopent ne sont pas des délinquants, les instits qui frappent ou menacent ne sont pas des délinquants !  Ce discours  est plus qu’affligeant ; il est irresponsable. Et ces mêmes enseignants revendiquent des démarches citoyennes et d’éduquer civiquement nos enfants ? »

Sur son blog, Jean-Pierre Rosenczveig s’indigne de la réaction d’un certain nombre d’enseignants après la condamnation d’un instit qui avait menacé un élève de CM1 de lui couper le zizi avec un cutter. Cela se passait en septembre 2008 en Côte d’Or et l’enseignant en question vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Dijon à 500 euros d’amende avec sursis. Saine indignation car ce qui fait problème, une fois de plus en ce genre d’affaires, au-delà de la condamnation par elle-même, c’est cette lourde complicité - qui va bien au-delà du corporatisme – qui se manifeste à chaque fois qu’un enseignant se rend coupable de violence sur un élève. Exiger la tolérance zéro lorsque les élèves sont en cause mais trouver des excuses au comportement des adultes quoiqu’ils fassent, parce que ce sont des adultes. Beau sujet d’instruction morale et civique, comme dirait Darcos.