Comment faire parler de soi, se donner l’impression qu’on existe et en même temps, travailler à sa carrière politique ? Facile : il suffit de rassembler des journalistes et de leur tenir sur l’école le discours nostalgique qui saura plaire aux électeurs de plus de 85 ans. C’est le petit jeu auquel vient de se livrer Copé avec sa proposition de rétablir un examen d’entrée en 6e (Libé, 24/10/2010). Pour la blouse grise et les sabots de bois, on attendra la prochaine interview. Un argumentaire qu’on ne se donnera pas la peine de réfuter, puisqu’il est inexistant. Une vision passéiste de l’école, érigeant comme modèle une époque où les études étaient réservées à un tout petit nombre, une vision complètement décalée par rapport aux travaux qui se multiplient sur le collège (Grosperrin, HCE) qui privilégient une approche dans laquelle le collège s’inscrirait en continuité avec le CM, au lieu de cette rupture qui fait tant problème aux élèves de 6e aujourd’hui et qu’un examen viendrait évidemment renforcer.

Copé, paraît-il, ferait partie des prochains ministrables du futur gouvernement, son nom étant même lancé pour occuper le poste de l’EN. Et pour assurer sa carrière, quoique de plus facile que de jouer avec l’école ?

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