Après avoir ouvert ses grilles hier, avec une quinzaine d’élèves du 93 (Journal d’école, 15/09/2010), l’ERS de Craon (Mayenne) a dû les rouvrir pas plus tard qu’aujourd’hui pour exclure cinq d’entre eux qui se bagarraient sur la cours  (Ouest France, 09/11/2010). Une formule qui fait donc ses preuves. Les profs du collège Volney auquel l’ERS est intégré ont exercé leur droit de retrait, ce qui ne manque pas de piquant lorsque l’on sait que la seule critique qu’ils ont adressée à cette initiative portait sur l’insuffisance des moyens attribués et non sur le principe de l’enfermement, allant même jusqu’à réclamer, lors des manifs pour les retraites, « des sous pour l’ERS », des sous pour l’école-prison. Nouvel exemple de l’aveuglement ou de la complaisance manifestés par une bonne partie du corps enseignant pour la politique sécuritaire du gouvernement.