Dans un entretien à Vousnousils, Sophie Coignard présente un nouveau pamphlet anti-pédagogique, avec un certain retard sur tous ceux qui paraissent en France au moment de la rentrée. Car c’est bien une tradition, qui rapporte gros avec un minimum d’efforts : dans ce petit monde où il suffit de se recopier l’un l’autre, le plagiat est un mode de fonctionnement et le droit d’auteur compris comme un droit collectif. Coignard, à vrai dire, n’est qu’un pseudo de Brighelli. Il faut probablement n’avoir jamais mis les pieds dans un établissement scolaire pour oser prétendre qu’à l’EN, ce sont les pédagogues « qui ont le pouvoir ». Deux moments de vérité, néanmoins dans cet entretien : lorsqu’elle affirme qu’elle a « d’ailleurs mis du temps à comprendre » le sujet dont elle parle et sa réponse au journaliste qui l’interroge sur sa légitimité à écrire dans ces conditions : « je revendique mon incompétence ».

Ce sont là  les seuls moments où elle ne peut pas être mise en défaut.

PS : réfuter page à page le bouquin de madame Coignard est au-dessus de mes forces. Plus courageux, Jean-Michel Zakhartchouk s'y est mis. Il reste quand même des profs bosseurs...