Le ministre de la Statistique et de l’Evaluation nationales, nouvelle dénomination du ministère de l’Education nationale, a communiqué aujourd’hui (sur iTélé, la chaîne culturelle) sur deux thèmes qui lui sont chers et où sa ténacité fait merveille : l’absentéisme scolaire et les ERS.

Sur les 32 000 cas relevés d’absentéisme, 99, 5% ont été résolus « uniquement en convoquant les parents », explique Chatel et 160 familles ont fait l’objet d’une suspension des allocations familiales. « Ca marche », se réjouit le ministre. Avec ce chiffre de 99,5%, le ministère est au moins aussi efficace que le Gosplan du temps de la défunte Union soviétique. Sans vouloir faire de mauvais esprit, on voudrait quand même juste savoir où sont passés les 840 000 élèves absentéistes mentionnés par Ciotti dans la proposition de loi qu’il avait déposée sur le sujet (Journal d’école, 07/05/2011).

Pour ce qui est des ERS, le ministre a également tout lieu de se réjouir (le Parisien, 01/12/2011) : sur 152 élèves, 92 ont intégré un collège, 3 un lycée. Les autres, me direz-vous ? Quelques-uns sont en apprentissage, d’autres tout simplement virés. 57 élèves, un gros tiers de l’effectif, n’ont donc pas retrouvé un cursus normal. Avec un encadrement d’un adulte par élève, un coût par élève de  15 300 euros, soit le double d’un collégien ordinaire, un effectif actuel de 122 présents (sans compter les absentéistes) pour 17 établissements (soit 7 élèves par établissement…) le résultat n’est pas de nature à faire dévier le ministre de sa courageuse trajectoire : »Nous verrons après 2012, si besoin d’aller plus loin il y a » (sic), affirme –t-il.

C’est vrai qu’à ce moment-là, avec l’apprentissage à 13 ans prévu par l’UMP dans son programme présidentiel, les questions de l’absentéisme et des élèves perturbateurs seront effectivement résolues.