« En matière de libertés individuelles, le système d’information développé par le ministère de l’éducation nationale n’est sans doute  pas le plus dangereux de tous ceux mis en place en France ces dernières années. Cependant, parce qu’il porte sur l’ensemble de la population en âge scolaire, qu’il s’agit très majoritairement de mineurs, que la technologie utilisée (identifiant national unique, bases et entrepôts de données, interopérabilité, …) offre toutes les possibilités d’exploitation d’une masse considérable de données incontestablement personnelles et souvent sensibles, cela nous incite à l’examiner avec la plus grande attention.

Son examen n’est pas achevé, mais nous estimons disposer de suffisamment d’informations pour pouvoir mettre en évidence un certain nombre des risques inhérents à un tel système pour les droits et libertés des jeunes. Cela devrait nous aider à réfléchir à l’orientation des actions à entreprendre, ce qui constitue l’objectif principal de ce document (…)»

Dans un article dense et documenté sur l’informatisation du contrôle des élèves, François Nadiras et Claude Poulain reviennent sur l’historique du fichage, les risques qu’il fait courir aux individus mais aussi les possibilités d’intervention pour en limiter (à la marge) les effets.

Un sujet sur lequel les enseignants du secondaire se sentent beaucoup moins concernés que leurs collègues du primaire. Et pourtant…

 

B. Girard