C'était déjà le titre d'un post de Journal d'école (07/06/2010), alors que Chatel avait courageusement fait savoir qu'il laissait à son successeur le soin de règler la question du calendrier scolaire.

Raté : le successeur vient à son tour de faire savoir que le calendrier scolaire resterait fixé à 36 semaines de travail (le Café pédagogique.) Même si la question des vacances d’été n’a sans doute pas l’importance qu’on lui prête un peu rapidement, cette mesure signifie - et c'est plus ennuyeux - qu’on ne touchera pas non plus à la journée de travail. A moins d’une redéfinition drastique des programmes… repoussée elle aussi à un horizon très lointain.

Problématique également, les sous-entendus suggérés par le canal utilisé pour faire connaître les nouvelles : le Snalc, pour le calendrier scolaire ; le Snes et Sud-Education, il y a quelques semaines pour l’allègement des programmes d’histoire-géo. Pas vraiment les syndicats les plus réformateurs.

Le lobby du tourisme, lui, se frotte les mains, tout spécialement celui de la neige : en 2014-2015, les élèves de la zone A auront un tout petit mois de travail (du 5 janvier au 7 février) entre les vacances de Noël et celles d'hiver. L'intérêt des élèves, c'est tout juste bon pour faire un discours devant les caméras. Déjà confronté aux pressions des professionnels du tourisme et de leurs relais parlementaires,  le ministre a manifestement choisi de ne pas se mettre à dos une partie des enseignants. Travailler à rénover le système éducatif demande il est vrai davantage de courage politique que d’afficher les 15 commandements de la laïcité dans les établissements.

Bon, on se retrouvera donc pour en parler en 2017, à la veille des élections, dans l'attente du prochain successeur...

 

B. Girard