Au secours, il revient (dans les bagages de Sarkozy ?) ! Dans « L’école de la vie » - modeste, avec ça - J.-M. Blanquer, qu’on ne présente plus, fait un come-back fracassant dans les médias.

Pour juger du bouquin, il faut quand même rappeler que son auteur a occupé les plus hautes fonctions dans l'Education nationale de 2006 à 2012... des années qu'on peut considérer comme les pires de  l'histoire de l'enseignement. Je ne parle pas ici de la suppression de dizaines de milliers d'emplois qui ont marqué la période mais du fait que Blanquer, par ses conceptions arbitraires et peu informées, assez primaires à vrai dire, l’inconsistance de ses analyses, a  contribué à déstabiliser lourdement le système éducatif qui n'en avait déjà pas besoin.

Parmi ses titres de gloire, on peut citer en vrac : la suppression de la formation des enseignants (à qui il suffisait de distribuer un DVD pour leur expliquer comment faire leur travail...), la mise à mal de l’éducation prioritaire, la promotion de méthodes simplistes et caricaturales d'enseignement (point de salut hors de la syllabique), les désastreux programmes 2008 de l'enseignement primaire mais aussi des créations ubuesques dont il est manifestement très fier, comme les internats dits "d'excellence" ou encore les ERS, gadgets typiquement sarkozyens, tellement ruineux et inutiles qu'ils ne lui ont pas survécu. "L'école de la vie", c'est l'éloge d'une catastrophe éducative qu'on a connue et dont on ne souhaite pas le retour.

 

B. Girard