Dans ma note du 19/09, j’écrivais : « …car si l’on se fiche complètement de savoir d’où vient la ministre, il est par contre parfaitement légitime de lui demander où elle va, lorsqu’elle donne corps à une vision de l’histoire scolaire dont la droite ou l’extrême-droite n’auront pas à changer une ligne en 2017. » Exagéré ?

Dans un cordial entretien avec… Brighelli, Philippot, vice-président du FN, donne sa conception sur l’enseignement de l’histoire :

« L'enseignement de l'histoire et de la géographie a pour fonctions de permettre à l'élève de se situer dans le temps et l'espace, de lui rendre concrètes ses appartenances collectives, et même l'âme de la France, et participe grandement à sa formation en tant que citoyen. Or il n'y a de citoyenneté que dans le cadre de la nation. C'est pourquoi il est proprement inacceptable que des pans entiers de notre histoire nationale disparaissent des programmes d'histoire, ce qui est très choquant. Cela en dit long quant au degré de renoncement et de soumission de notre pays à l'égard d'instances supranationales non démocratiques. L'enseignement de l'histoire doit, au contraire, renouer avec le roman national, qui doit y occuper une place centrale. L'une des finalités de l'école est en effet de donner aux enfants de France des raisons d'être fiers de leur pays, et elle doit tout autant remplir une fonction assimilatrice, ce qui exige que tous les jeunes Français puissent se reconnaître dans une histoire commune, de la Gaule romaine à la République en passant par nos rois et l'empire. »

On retrouve là mot pour mot, le programme du CSP validé par la ministre. Même sans être au pouvoir, le FN a déjà gagné la partie.

 

B. Girard