27 novembre 2019

13 morts au Mali : l’éducation à la défense n’est pas innocente

Comment rendre hommage à des hommes dont on a soi-même provoqué la mort ? Question classique à chaque fois qu’un soldat meurt « pour la France », « en mission », « par fidélité à son devoir » etc. A chaque fois que des responsables politiques et leurs (nombreux) relais dans l’opinion, plutôt que de s’interroger sur leur propre implication, de reconnaître leurs erreurs, font le choix de recouvrir d’un drapeau tricolore le cercueil du mort en question qui n’est malheureusement plus en mesure de... [Lire la suite]
15 novembre 2019

Entre cabotinage nombriliste et tentation totalitaire : un an de gilets jaunes

Les gilets jaunes auront bien du mal à accuser les différents organes d’information de dénigrement systématique : après une année pleine et entière où ils auront bénéficié d’une exposition médiatique sans rapport avec leur importance réelle, voilà que le « premier anniversaire » (sic) du mouvement fait l’objet d’une extravagante couverture, largement supérieure en bruits et en images à celle dont auront bénéficié par exemple le 50e anniversaire du premier pas de l’Homme sur la lune ou le 30e anniversaire de la chute du... [Lire la suite]
Posté par B Girard à 19:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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12 novembre 2019

Le SNU contre les droits de l’enfant.

A sa façon, la France célèbre les 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée par l’ONU le 20 novembre 1989 : en instituant, avec le SNU (service national universel) une période d’encasernement obligatoire pour tous les jeunes de 15-16 ans, elle s’essuie les pieds sur une déclaration pourtant juridiquement contraignante, qu’elle a ratifiée et qu’elle s’est engagée à respecter. Mais quand la chose militaire est en cause, que valent les engagements officiels de la France ? Article... [Lire la suite]
05 novembre 2019

Le venin dans la plume, le venin dans l'école

Dans un contexte de poussée identitaire et xénophobe qui repousse toujours plus ses limites, on peut à juste titre mettre en avant la responsabilité de quelques agitateurs médiatiques et des réseaux (sociaux et autres) qui les suivent et les soutiennent. Une démarche certes nécessaire mais qui ne permet pas de comprendre à elle seule pourquoi des fantasmes et des contrevérités aussi peu fondés sur les faits ou sur l’histoire (souvent mise à contribution) ont pu conquérir l’espace public. Des convictions largement répandues ne viennent... [Lire la suite]