Un bilan de la grève du 5 décembre ?

Une grève massivement suivie dans l’enseignement  mais qui vient un peu tard, après plus de deux ans et demi de gouvernance d’un ministre arrogant et autoritaire.

Des manifestations imposantes : en une journée, sur des revendications sociales clairement définies, à l’appel des syndicats et des organisations professionnelles, les manifestations auront rassemblé pratiquement autant que les gilets jaunes en une année… De quoi remettre à leur place les extravagantes analyses, la rhétorique délirante, entretenues par les médias (Mediapart en tête mais également beaucoup d’autres) sur la mort des syndicats et sur des gilets jaunes promus comme l’émanation du peuple, sur la révolution qui vient. En dépit de leur pitoyable effort pour récupérer le mouvement social et continuer à faire parler d’eux, les gilets jaunes ont été et restent (s’il en reste) une arnaque.

Comme c’était attendu, les manifestations ont été troublées dans un certain nombre de villes (à Rennes, par exemple, allumant des incendies au milieu de la circulation automobile, brisant des vitrines par dizaines, caillassant les pompiers) par les violences gratuites et habituelles de quelques encagoulés (en noir, en jaune, en brun, allez savoir…) qui se sont défoulés sur l’espace public. Non pas des révolutionnaires, non pas un petit peuple victime de la violence sociale mais des nervis dont l’objectif est de saboter un mouvement revendicatif qui leur échappe. Un mode opératoire qui, s’il devait être couronné de succès, ne pourrait qu’aboutir à l’instauration d’un régime encore plus brutal. Là encore, à la suite de  médias (Mediapart toujours…) et d’une cohorte de prétendus experts rameutés pour justifier des actions irresponsables, tout un petit cénacle aveuglé par son dogmatisme voit ses certitudes démenties par les faits. On peut douter qu’ils le reconnaissent et en tirent les conséquences.