Journal d'école

Un regard distancié, très distancié, très très distancié sur l'école et sur le monde. L'école vient de loin, elle peut mener loin. A condition d'en sortir.

25 juin 2008

Profs gifleurs et braves pères de famille

Est-il utile de revenir sur le procès de Berlaimont puisque tout a été dit, tout a été vu ?  Ou presque. Cet après-midi, au tribunal correctionnel d’Avesnes-sur-Helpe, le procureur a requis une amende de 800 euros contre le prof gifleur. Jugement mis en délibéré jusqu’au 13 août. « Ce n’est pas une gifle, c’est une scène de violence. Au-delà de ces violences, il y a une volonté d’humiliation », a précisé le procureur, ajoutant : « les autres moyens à votre disposition pour rétablir votre autorité, vous n’avez pas cherché à les utiliser ». Au-delà des faits, ce qui dégoûte, une fois de plus, ce sont les applaudissements qu’une bande d’excités du Snes-Snalc ont cru bon adresser au prof frappeur à l’issue du procès. Cette fois-ci, cinq mois après les faits, il ne s’agit plus d’une réaction épidermique mais d’une revendication clairement affichée visant à légitimer la violence des profs sur les élèves.

« J’ai réagi en père de famille » a cru devoir affirmer le prof pour se justifier. Ben voyons. On m’accusera encore de faire l’amalgame mais je ne peux m’empêcher de renvoyer le lecteur à un article paru aujourd’hui même dans Ouest France qui évoque un autre père de famille. Cela se passait dans la France profonde des années 60, avant Mai 68, avant l’enfant-roi et l’élève au centre, lorsque de braves pères de famille pouvaient se permettre impunément de démolir leurs rejetons. Une époque qui manifestement a toujours ses adeptes, jusque dans l’Education nationale.

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La dame de la BCD (suite)

La presse semble s’intéresser à l’histoire de Catherine, « la dame de la BCD » et c’est heureux. Raison de plus pour continuer à faire connaître son histoire. Une petite visite sur le site de la dame en question lui fera sans doute plaisir.

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23 juin 2008

Appel pour la formation des profs

« Un appel pour une formation des enseignants de haut niveau dans des IUFM rénovés ».

Une pétition – oui, je sais, une de plus mais ça ne demande qu’un petit clic – pour s’opposer au nouveau coup de force de Darcos et Cie sur la formation des profs.

Extraits :

« Le recrutement et la formation des professeurs et cadres éducatifs sont des questions qui engagent l’avenir de notre Ecole et de la société toute entière. Elles ne peuvent être traitées à coups d’annonces dans la presse, sans concertation avec tous les acteurs du système éducatif. Elles ne peuvent être régies par une logique politicienne ou comptable. Elles ne peuvent être traitées comme des questions purement techniques.

Enseigner est une profession à haute responsabilité qui doit bénéficier d’une reconnaissance sociale et salariale à la hauteur des enjeux éducatifs de la modernité. C’est un métier complexe qui nécessite la mise en œuvre de compétences de haut-niveau dans différents domaines (scientifique, didactique, pédagogique, éducatif, institutionnel, éthique..). C’est un travail d’expert que chacun s’accorde aujourd’hui à reconnaître comme de plus en plus exigeant. Ainsi la formation des enseignants doit prendre en compte l’ensemble des apports possibles tout en étant irriguée par la recherche (...)

La formation doit donc être considérée comme un investissement et non un coût !

Le processus de « mastérisation » annoncé doit se traduire par une élévation du niveau de qualification et non l’inverse ! Il ne doit pas être un prétexte pour dégrader les contenus de formation et les conditions d’étude, supprimer les concours de recrutement ou balayer d’un revers de main les expériences accumulées depuis 15 ans dans les IUFM. Il ne peut être question, non plus, de recréer, à cette occasion, des clivages obsolètes et dangereux pour l’avenir de notre école, entre premier et second degrés, entre professeurs des lycées et collèges et professeurs des lycées professionnels, entre enseignants et conseillers principaux d’éducation, etc.

(...) Pour autant, il n’est pas question d’en rester au statu quo : la formation des enseignants doit encore être améliorée, tant sur le plan académique que sur le plan professionnel, tant dans le domaine de l’articulation avec la recherche que dans celui de l’implication des enseignants, des étudiants et des stagiaires dans leur parcours de formation.

Les signataires s’opposeront à toute réforme qui aboutirait au démantèlement de la formation et des statuts des enseignants et des IUFM. Ils demandent une réelle concertation avec des Etats généraux de la formation. »

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22 juin 2008

L'enseignement de l'histoire dans le colimateur

« (...) L’histoire-géographie est une matière première pour penser les socétés du présent et fournir des éléments explicatifs aux débats qui l’agitent. Les sciences humaines en général sont porteuses de controverses. Or la capacité critique relève de l’élaboration d’arguments qui permettent au mieux de nourrir cette controverse, au minimum de la comprendre en tant que telle. L’apprentissage des compétences argumentatives semble bien relever d’une citoyenneté davantage en adéquation avec le monde contemporain (...) » Dans un article paru sur le site du CVUH, Laurence De Cock revient sur « l’enjeu politique » de la disparition annoncée des IUFM. Avec cette bonne question : « Ce qui se pose ici est bel et bien la nature de la citoyenneté projetée : s’agit-il de travailler à la responsabilisation de l’elève pensé comme futur acteur dans une « société critique » ou de privilégier un rapport au politique envisagé sour la simple modalité d’une adhésion à des valeurs véhiculées par l’institution sur injonction de l’Etat ? » Avec les programmes de primaire et les projets pour le collège, le gouvernement fait un choix lourdement idéologique. Il faut lire l’article dans son intégralité et une critique sur Education et politique.

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18 juin 2008

La dame de la BCD

Appelons la Catherine, ou la dame de la BCD, puisque c’est ainsi qu’elle se présente. Elle est animatrice de la  BCD (bibliothèque centre documentaire) dans l’école d’une petite commune du Loir-et-Cher. Depuis neuf ans, elle exerce son métier auprès des enfants avec amour et passion. Mais dans quelques jours, le 30 juin, tout aura basculé. Le mieux est encore de lui laisser la parole.

« S.O.S enfants et travailleur handicapé. Aidez nous.SVP.

S.O.S...Une école de près de 270 élèves, des parents, des enseignants et un travailleur handicapé(fibromyalgie) vous demandent de l'aide (...) je lutte pour moi mais aussi pour les enfants, moi qui n'aime que l'ombre pour eux je suis prête à oser! (...) C'est un appel au secours, suis désolée de vous déranger mais j'ai écrit jusqu'au plus haut de l'état en vain, alors après le résultat du 2éme rdv de monsieur le maire, je me suis dit que je n'avais pas osé vous demander de l'aide...maintenant je n'ai plus que vous...Pour les enfants arrêtez vous un moment s'il vous plait, si je pouvais me mettre à genoux mais mes handicaps m'en empêchent (...)

Monsieur le maire "le nouveau" m'a dit le 21 mai 2008 à 14h45 : "Pas de sou, les caisses sont vides, cet héritage je m'en serai bien passé" Je cite.

La BCD, les enfants? Il n'a rien compris au fonctionnement de Notre BCD, qui n'est pas conventionnelle... Il n'y est jamais venu, il n'a jamais lu les dossiers que je lui ai remis et en plus il n'a jamais visité le site ! Sinon il ne tiendrait pas de tels propos.

Seul le tourisme compte pour lui.

Je vous demande de tout mon coeur de bien vouloir visiter mon site et là vous comprendrez ce qu'est Notre BCD... Le vendredi matin du 30 mai, il a reçu Madame la directrice de l'école, une institutrice et une parent d'élève, il a réitéré le manque de moyen en ajoutant: " Cela ferait perdre un morceau de trottoir et un lampadaire si je l'embauchais" .Voilà "ma valeur estimée"...Je ne suis que cela...!

Vu mon gabarit, je dois bien valoir 5 m de trottoir et un lampadaire...au moins les chiens penseront à moi en déféquant, c'est bien un de leur lieu privilègié,non?  Quelle humiliation !

Il va mettre des caméras dans le cimetière (ce n'est pas un gag!)...Là, il trouve des moyens!

Tous nos morts, les grands parents, parents et même la petite puce une de nos élèves que nous avons perdu noyée doivent se retourner dans leurs tombes de voir comment il traite les enfants (le futur de la ville, de notre société) !

Excusez-moi, mais je rage de tant de désinvolture vis à vis des enfants.

Tout dans le paraître!

Rien dans l'aide aux enfants, au futur, à la vie en somme ! (...)

J'ai besoin de vous mais surtout les enfants, tous les enfants: de la maternelle, de l'élémentaire et "des anciens" les ados qui reviennent souvent dans leur BCD et même des adultes qui demandent de l'aide pour apprendre à lire...

PERSONNE NE PEUT NOUS AIDER, les enfants, les parents d'élèves, le corps enseignant et moi ?

Donc je suis virée ( malgré des promesses électorales) après presque 9 années (contrats précaires, 2 C.E.S, un C.E.C, et là un C.A.E qui se termine à la fin juin) à l'école primaire où je suis l'animatrice de BCD et accompagnatrice scolaire. Pourtant à l'écouter: "je suis compétente, utile, indispensable même pour le bon fonctionnement de l'école, et l'aide aux enfants en difficulté psychologique, en plus dans l'optique du gouvernement vu que je suis travailleur handicapé de plus de 50 ans, et patati et patata...!"

Vous aussi, vous allez répondre que vous ne pouvez rien faire que le maire est seul maître à bord, que vous êtes sur Paris et nous dans le Loir et Cher, que vous allez y réfléchir...En somme que je ne suis plus rien et que les enfants n'ont qu'à se débrouiller, maintenant que tous les citoyens ont voté ...alors...Cela me fait penser à la cigale et la fourmi..."Chantez maintenant !"

La version 2008 c'est:" Pleurez maintenant!"

Tout ce travail, toute cette passion, toutes ces années pour RIEN !

C'est un appel au secours !

Je vous en prie ne restez pas insensible à notre détresse. »

Un témoignage auquel il n’y a pas grand chose à rajouter et que je publie ici avec l’autorisation de l’auteur. L’éducation pilotée avec une logique de comptable, cela donne ça : un effroyable gâchis doublé d’un drame humain. Il faut rendre visite à Catherine sur son très beau site internet, pour l’encourager et pour saisir aussi toute l’absurdité de la situation : on se repaît de discours faciles sur l’échec scolaire mais on traite avec un souverain mépris tous ceux qui travaillent dans l’ombre, modestement, à y remédier, tous ceux pour qui éduquer veut encore dire quelque chose. 

Cette triste et scandaleuse histoire – mais tellement banale à vrai dire – il faut la faire connaître au plus grand nombre. Témoigner, c’est déjà résister.

http://www.ladamedelabcd.fr/

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16 juin 2008

Nuit des écoles

Malgré le mépris affiché par Darcos, qualifiant la Nuit des des écoles de « dérisoire », l’occupation de quelque 700 écoles vendredi soir par des parents, des profs, des enfants, fait bien plaisir. Devant la morgue et la brutalité du ministre, alors que les méthodes d’action traditionnelles ont montré leurs limites, il y a peut-être dans cette initiative comme les prémices d’une nouvelle forme de contestation inspirée de la désobéissance civile. Comme il fallait s’y attendre, la presse s’est montrée relativement discrète sur le sujet, préférant, comme chaque année à pareille époque, s’étendre en banalités sur le bac.

Quelques lectures sur le sujet : sur Rue89, sur Le café pédagogique en reportage à Nantes et, bien sûr, le site de la Nuit des écoles.

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15 juin 2008

"Levez la main contre la fessée !"

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« Levez la main contre la fessée ! »

C’est aujourd’hui à Zagreb que le Conseil de l’Europe lance sa campagne visant à interdire les châtiments corporels. Dix-huit pays d’Europe ont déjà fait ce choix. La France, comme à son habitude, est à la traîne et l’on a vu ces derniers mois l’Education nationale et un chef de gouvernement légitimer les coups donnés dans les salles de classe par des enseignants brutaux. Il faut croire que les violences contre les enfants sont un trait constitutif de l’identité nationale. Une pétition attend les signatures sur le site du Conseil de l’Europe.

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12 juin 2008

Enfants d'abord ?

En politique, les enfants, ça sert à tout, à condition de savoir s’en servir. Par exemple, depuis quelques mois, la rétention de sûreté permet d’embastiller à vie n’importe qui sur simple suspicion de dangerosité ; officiellement, il s’agit de protéger les enfants des maniaques sexuels. C’est bien connu : les 65 000 détenus qui croupissent dans les prisons françaises ou le demi-million de gardés à vue l’an passé dans les commissariats, sont tous de dangereux pédophiles. Aujourd’hui, c’est internet que le gouvernement veut mettre sous surveillance, parce qu’internet, nul ne l’ignore, nuit gravement à la santé des enfants. Songez un peu, comme l’affirme Alliot-Marie, la ministre de la police, que 36% d’ « enfants de 11 à 17 ans seraient déjà tombés sur des images choquantes » (Le Point). Des « enfants » de 17 ans ? Sa collègue Dati, opposante maladive à la justice des mineurs, ne s’embarrasse pourtant pas de telles considérations pour faire juger comme des majeurs les jeunes de 16-18 ans. Pour le gouvernement, à 17 ans, on est assez grand pour être envoyé en prison, mais trop petit pour être laissé tout seul sur internet. Dans le battage médiatique sur les dangers d’internet, qui ressemble d’ailleurs, par ses approximations et ses contre-vérités, aux débats sur l’école, il est curieusement une question qu’on ne pose jamais : si 36% des jeunes ont été choqués par des images vues sur internet, combien le sont par les images vues à la télé ? La réponse ne doit pas être très éloignée de 100%. Vulgarité, violence, séquences racoleuses forment le fond de commerce des grandes chaînes, y compris aux heures de grande écoute, jusque dans les programmes pour enfants. Non seulement les reponsables politiques n’ont jamais eu le courage d’intervenir mais ils voudraient même encourager les télés dans cette voie par une manne supplémentaire de pub. La pudibonderie va souvent de pair avec le cynisme. A la vérité, ce que le gouvernement ne peut tolérer, c’est qu’un moyen de communication puisse lui échapper, comme c’est le cas avec internet. Mais le prétexte affiché de la protection de l’enfant cache mal la duplicité de la manœuvre.

Internet, si vous voulez mon point de vue, reste quand même moins dangereux pour un enfant qu’un passage à niveau pour un car scolaire. Mais pour nos dirigeants, lorsque 7 collégiens sont tués comme l’autre jour dans une collision entre leur car et un train, on ne peut qu’invoquer la fatalité, c’est la faute à personne. La suppression des passages à niveau que l’on sait pourtant mortels est un sujet sans doute politiquement moins porteur que la rétention de sûreté ou le flicage d’internet.

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08 juin 2008

Evitons la catastrophe !

Les dés sont pipés : face à un gouvernement qui utilise l’école comme une variable d’ajustement de sa communication, face à une opinion publique majoritairement mal informée ou désinformée par des médias paresseux ou peu scrupuleux, face à l’absence d’alternative politique crédible en matière éducative, il est important que les professionnels de l’éducation prennent leurs responsabilités. La grève a montré ses limites, il faut inventer d’autres moyens d’action. Plusieurs initiatives vont dans le bon sens.

Antoine Prost lançait le 28 mai dans Le Monde un appel contre ce qu’il appelle un « Munich pédagogique » : la suppression du samedi matin à l’école primaire et son remplacement par des heures de soutien sur l’efficacité desquelles personne ne se fait d’illusion. Son texte est repris sous forme de pétition à signer sur le site des Cahiers pédagogiques.

A l’initiative du Snuipp 44, un appel à la désobéissance pédagogique : « Nous n’appliquerons pas les programmes Darcos ». Les signatures sont les bienvenues.

De leur côté, des parents lancent un mouvement d’occupation d’écoles pour la nuit du 13 juin : 1000 écoles doivent servir de dortoirs « pour éviter un réveil douloureux à la rentrée prochaine ».

La politique de Darcos, lancée d’en haut, sans aucune concertation, sans autre but que la satisfaction d’intérêts personnels, n’est pas légitime. Le ministère de l’EN n’a de cesse, depuis plusieurs années – cela avait commencé avec Robien - de dresser les parents contre les profs, les profs les uns contre les autres, les profs contre les élèves. Les dernières déclarations de Sarkozy sur la formation des enseignants ressemblent plus à de la provocation qu’à la volonté de surmonter les problèmes, réels, de l’Education : comment adapter au 21e siècle un système éducatif obsolète, hérité du passé. Il appartient aux profs, aux parents, de ne pas tomber dans le panneau.

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04 juin 2008

Education civique en collège : Darcos s'essuie les pieds sur les droits de l'Homme

Comme on le sait, depuis 1982, la propagande guerrière et militaire fait partie intégrante des programmes d’éducation civique en collège. L’ « éducation à l’esprit de défense » - c’est son nom officiel -  est aussi l’occasion pour les sergents recruteurs de venir racoler directement dans les établissements scolaires le personnel dont l’armée a besoin (1). Rien de nouveau avec les nouveaux programmes en préparation sinon qu’on y voit désormais la patte d’Hortefeux. Les programmes de 3e se réfèrent explicitement à « la nature des droits civils, économiques et sociaux accordés à tous les habitants régulièrement installés sur le territoire national ». Autrement dit, les collégiens devront apprendre – et réciter par cœur, bien sûr, puisque c’est à cela que se ramène l’éducation civique – que seuls jouissent de droits ceux à qui Hortefeux et ses préfets ont bien voulu attribuer des papiers en règle. Ce qui est évidemment contraire non seulement à la morale mais aussi à la Déclaration universelle des droits de l’Homme, qui proclame solennellement que « les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droit ». La Ligue des droits de l’Homme vient de saisir sur ce point la Commission nationale consultative des droits de l’homme et lance une action auprès des organisations concernées. On n’avait peut-être pas suffisamment pris garde au fait qu’avec des attributions très larges (Journal Officiel , 01/06/2007), le ministre de l’immigration et de l’identité nationale dispose également d’un inquiétant droit de regard sur tout ce qui touche à l’éducation. Il n’est peut-être pas trop tard pour s’en souvenir. Mais Darcos viendra encore nous dire qu’il n’a rien à faire de l’avis des « experts » en droits de l’homme.

(1) Voir sur « Journal d’école » la catégorie Esprit de défense, es-tu là ? et, plus spécialement le message du 16/09/2008 : Education à la défense : une culture de guerre pour l’école.

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