05 mai 2008
On est rassurés (suite)
Un cyclone aurait donc fait 10 000 morts en Birmanie. Face aux menaces naturelles, les hommes paraissent toujours autant démunis. Surtout lorsque leurs préoccupations sécuritaires sont sans aucun rapport avec les menaces réelles. En Birmanie comme ailleurs, une dictature militaire et des dépenses militaires exorbitantes ne sont pas en mesure d’assurer la sécurité de la population. Dans le monde, suite aux attentats du 11 septembre qui avaient pourtant causé trois fois moins de victimes que ce cyclone, les dépenses militaires ont connu une croissance insensée : en 2006, plus de 1200 milliards de dollars ont été dilapidés en budgets militaires. Pour quelle sécurité ?
Heureusement, la France, elle, sait réagir comme il le faut : le Journal officiel d’hier annonce la création du passeport biométrique (sauf pour les enfants de moins de 6 ans, quel laxisme !). On est rassurés...
25 avril 2008
On est rassurés
On ne remplace plus les enseignants partant en retraite, donc, mais les contraintes budgétaires ne sont pas pour tout le monde. Ainsi, l’autre soir à Sevran, une opération de télé-police a mobilisé pas moins de 350 hommes, sans compter les journalistes, tout cela pour un bilan un peu maigrichon : quatre gardes à vue, quelques barrettes de cannabis. Le joint devient hors de prix. Au même moment, à plusieurs milliers de kilomètres, en Afghanistan, l’armée française expérimentait une nouvelle bombe, dite AASM, à guidage GPS. Coût de ce bijou : 143 000 euros l’unité. Cela fait cher du taliban. Joli coup de pub, au passage pour le fabricant, la Sagem et pour le Rafale, utilisé en la circonstance et que Dassault ne réussit toujours pas à commercialiser. En fait de choc des civilisations, la guerre en Afghanistan ressemble surtout à une campagne de communication publicitaire au profit des industriels de l’armement. On croit mourir pour la patrie, on meurt pour la Sagem et Dassault-Aviation. Anatole France me pardonnera la paraphrase. Le plus remarquable en l’affaire reste encore la placidité de l’opinion publique devant le marketing mis en œuvre par le pouvoir sur le thème de l’insécurité. Alors que les dépenses allouées à l’éducation, au logement, à la santé subissent une baisse drastique, que l’on refuse de débloquer des moyens crédibles pour faire face aux menaces environnementales, le citoyen n’a rien à objecter à des opérations ruineuses et totalement inefficaces comme celles qu’on lui présente avec complaisance au JT de 20 heures. La militarisation des opérations policières (cf l’équipement des policiers qui s’apparente de plus en plus à celui des armées), a surtout pour but d’amplifier le sentiment de peur et de justifier par contrecoup les mesures brutales et disproportionnées utilisées. Et si, dans les deux cas, à Sevran (ou à Villiers-le-Bel) comme en Afghanistan, l’adversaire, l’ennemi, a la peau un peu sombre, ce n’est sans doute qu’un hasard.
Et pendant ce temps, donc, en France les professionnels de santé et d’éducation éprouvent de plus en plus de difficulté à s’acquitter de leur tâche, dans le monde, la famine répparaît, la glaces arctiques fondent à une vitesse inimaginable, des régions entières sont menacées par le bouleversement climatique. Mais on est rassurés : à Sevran, 350 policiers ont mis la main sur quelques grammes de cannabis, pendant que la Sagem testait son missile à 143 000 euros l’unité. Sarkozy a toujours de beaux jours devant lui. Je précise que Sarkozy est ici un terme générique...
28 décembre 2007
Ne pas oublier
A quelques jours de la fin de l’année, Hortefeux se déchaîne pour remplir son quota d’expulsions. L’administration préfectorale, la police, obéissent dans discuter. Il est vrai qu’elles ont une déjà longue tradition de servilité. Au centre de rétentions du Mesnil-Amelot, les sans-papiers sont en grève de la faim. Même en cette période de l’année où l’on a un peu tendance à vouloir oublier la vie quotidienne, Education sans frontières continue à se démener et réussit à faire plier, au moins ponctuellement, le ministre « de la rafle et du drapeau ». Un mail, un fax, un coup de fil à une préfecture, un ministère, tout cela reste encore autorisé, au moins pour le moment. C’est à la portée de chacun.
08 juillet 2007
Pollution publicitaire
Sans doute les visiteurs de Journal d’école l’ont-ils remarqué : depuis plusieurs mois, la pub devient sérieusement envahissante sur ce blog comme sur tous les blogs Canalblog. Explication et retour en arrière.
J’ai ouvert ce blog en avril 2005 parce que Canalblog avait la réputation d’une plate-forme sérieuse, fiable, et surtout d’une utilisation très simple, ce qui pour quelqu’un qui n’est pas féru d’informatique est un avantage inestimable. Et gratuite. En échange de la gratuité, Canalblog nous imposait de temps en temps un bandeau publicitaire relativement discret. Or depuis, quelques mois, Canalblog en changeant de propriétaire, est tombé sur un type assez douteux dont la seule préoccupation semble de se faire de l’argent...avec les 300 000 blogs Canalblog ouverts à ce jour. Et c’est alors qu’a commencé la déferlante publicitaire. Certains blogs sont littéralement vandalisés, piratés – les mots ne sont pas trop forts – par des messages publicitaires (le plus souvent sous forme d’énormes pavés) aux messages racoleurs, vulgaires, quand ce n’est pas obscènes. La plus élémentaire honnêteté, la simple politesse auraient voulu que le nouveau propriétaire informe les blogueurs de sa politique, de son caprice, plus exactement et peut-être même, tout bêtement, leur demande leur avis. Lorsqu’on ouvre un blog, on y met du cœur, de l’âme, des sentiments ; cela devient une création personnelle. Pas pour ce monsieur, pour qui le blog est manifestement un moyen de s’en mettre plein les poches, avec le travail des autres. Quelle différence y a-t-il entre un casseur qui met le feu aux voitures et le nouveau proprio de Canalblog ? L’un se fait du fric alors que l’autre est envoyé en prison. Avis aux petits jeunes de banlieue...
Curieusement, pour l’instant, cette souillure publicitaire semble toucher les blogs en sommeil, en stand by, peu actifs. Les raisons du patron demeurent un mystère. Il faut également savoir que cette infection peut rester invisible lorsque, comme c’est mon cas, on navigue avec un système de pare-feu et d’antivirus équipé d’un blocage de publicité. Dans ces conditions, tout est parfait, la pub n’existe pas, ne se voit pas, ne se sent pas. Il y a quelques jours, alerté par de vigoureuses dénonciations sur le forum de Canalblog, je me suis avisé de désactiver le blocage de publicité pour aller jeter un coup d’œil sur mon second blog, mis en chantier mais jamais vraiment avancé faute de temps, je n’y ai rien écrit depuis novembre dernier : les mauvaises surprises m’y attendaient et j’ai préféré mettre ce blog à l’écart en attendant, probablement de le supprimer. Ce n’est pas bien grave, compte tenu qu’on n’y trouve que des textes également parus sur Journal d’école. Sur Journal d’école, justement, le bandeau publicitaire s’épaissit parfois bizarrement.
Bien sûr, me direz-vous, derrière cette scandaleuse histoire, un individu, le fric et encore le fric. Mais c’est aussi dans l’air du temps : internet est le seul média qui échappe aujourd’hui au pouvoir politique. Comment pourrait-il échapper au pouvoir de l’argent ? Je m’interroge donc pour Journal d’école. Il est hors de question d’accepter de le voir souillé comme j’ai vu certains blogs. Je le laisse en place pour l’été et compte l’enrichir de quelques contributions sur l’enseignement de l’histoire. Après, je ne sais pas.
Un service que je demande à tous mes visiteurs qui viendraient là sans blocage de publicité : pourriez-vous m’avertir de toute anomalie que vous seriez à même de constater, par exemple, en laissant un message dans les commentaires ? Merci d’avance. Mon sentiment, ce soir, c’est quelque chose entre l’amertume et la révolte.
http://www.canalblog.com/forum/
20 juin 2007
Elles sont du côté des maîtres
Le 7 février 2004, Fadela Amara, présidente de NPNS recevait le prix du Livre politique de l’année des mains de Jean-Louis Debré. Jean-Louis Debré, le même qui, quelques années plus tôt, envoyait brutalement sa police contre les sans-papiers de l’église Saint-Bernard. Un peu plus tard, Amara faisait l’objet d’un hommage appuyé de Villepin, alors ministre de l’Intérieur, pour bons et loyaux services. Savoir à qui Amara a rendu service depuis la fondation de son mouvement est une question parfaitement légitime, et pas spécialement nouvelle, surtout depuis sa promotion au gouvernement, promotion qui ressemble furieusement à une récompense. Pour bons et loyaux services, justement.
Si la défense des femmes est assurément une juste cause, elle l’est beaucoup moins lorsqu’elle se limite à un petit nombre de femmes, soigneusement délimité, la femme voilée. Pour Amara, non seulement toute femme voilée est nécessairement une femme « soumise » mais il n’est de femme soumise que voilée. Le silence assourdisant d’Amara sur les violences sexistes dans toutes les couches de la société fait quand même problème, surtout en regard de l’invraisemblable battage médiatique sur la femme musulmane, nécessairement voilée, nécessairement soumise, nécessairement battue et ses corollaires l’homme musulman, nécessairement violent et dominateur. Comme sont violents et dominateurs l’Islam dans son principe et bien sûr les Arabes. De ce point de vue, on peut dire que NPNS, ou du moins, leurs dirigeants, auront largement contribué au developpement d’un fort sentiment de méfiance à l’égard des Arabes dans un pays qui n’y était déjà que trop porté. Un sentiment raciste qui a joué un rôle certain dans l’élection de Sarkozy et la nomination d’un ministre de l’immigration et de l’identité nationale...dont Amara est maintenant la collègue. Comme elle est d’ailleurs la collègue, la sous-ministre de Christine Boutin, contemptrice acharnée du droit des femmes, à travers, par exemple, son combat permanent contre l’avortement. Pour Amara, comme une femme voilée ne peut être que « soumise », une femme libre de son corps, ne peut être qu’une « pute » sans doute. Son engagement, elle ne voit aucun inconvénient à le poursuivre aux côtés de Boutin et de Hortefeux mais il est clair que cet engagement n’a rien à voir avec la défense des femmes ou des opprimés : depuis sa fondation, NPNS, à qui la droite n’a, au passage, jamais ménagé ses encouragements, apparaît bien plutôt comme un « appareil idéologique au service de l’Etat » (Houria Bouteldja) [1].
On aurait pu comprendre, à la limite, qu’Amara ou Dati acceptent des responsabilités gouvernementales s’il s’était agi de peser sur une politique, d’infléchir des choix mais on se rend compte qu’il n’en est rien. Aujourd’hui, alors que les urnes sont refermées, le programme sarkozien de brutalisation de la société se met en place sans coup férir : dans les prochains jours, les prochaines semaines, des lois vont être votées par un parlement à la botte. Taxation des plus pauvres pour financer les cadeaux des plus riches, atteintes aux droits sociaux, accentuation de la ségrégation scolaire, abaissement de la majorité pénale (signé Dati), institutions de peines planchers (encore Dati), mesures visant toutes les plus petits, les plus jeunes, les plus modestes. On attend toujours les réactions de ces deux ministres devant les camps de rétention où croupissent des milliers d’étrangers dans des situations ignobles, sur les larmes et l’effroi des enfants sans-papiers, sur ces prisons inhumaines qu’on va remplir encore davantage, sur l’humiliation permanente de toute une classe d’âge soumise aux brutalités flicardes dans les cités. On attend toujours et l’on risque d’attendre encore longtemps. Amara et Dati ont changé de camp ; entre opprimés et oppresseurs, elles ont choisi. Entre le camp du maître et celui du serviteur, elles ont choisi le maître, entre le blanc et l’Arabe, elles ont choisi le blanc. Elles n’ont plus rien à voir avec la « racaille ». Oubliant sans doute que si elles avaient eu à grandir sous Sarkozy, elles n’auraient sans doute eu aucun avenir.
[1] http://lmsi.net/spip.php?article320
Je suis bien conscient de l’impact, de l’effet désagréable, voire d’un certain malaise que mon post du 19/06 a pu provoquer sur certains de mes lecteurs dont je me sens par ailleurs proche. Même s’il est vrai qu’il fut écrit sous le coût de la colère, de l’amertume, plutôt, je n’en retire rien. La colère et l’amertume sont des sentiments humains et je ne vois pas pourquoi il faudrait les taire. Il serait mal venu, comme un commentaire le laissait entendre, de mettre ce message en regard des sites internets référencés dans mes liens : si j’oriente mes visiteurs vers Philippe Meirieu, Evelyne Charmeux, Lofi, Philippe Watrelot et quelques autres, cela n’implique en rien une communauté de pensée, une identité de vue sur le monde. Même si je suis heureux qu’ils me référencent à leur tour ou qu’ils fassent allusion à « Journal d’école », je ne leur en fais nullement une obligation. Ils peuvent même cesser de le faire s’ils estiment que je deviens vraiment infréquentable ; je ne leur en voudrai pas. Il est vrai que, de par sa nature, « Journal d’école » peut poser problème ; ce n’est pas uniquement un blog sur l’école, même si, en filigrane, la question éducative reste la première préoccupation, ou, plus exactement, les relations entre générations. Faut-il envisager une évolution ? Pour l’instant, je n’ai pas trop envie d’y réfléchir.
19 juin 2007
Putes et soumises
Amara sous-ministre de Boutin, collègue de Hortefeux, à la botte de Sarkozy. La république et le féminisme mènent à tout. « Ni putes ni soumises » doit d’urgence changer de nom et d’abord supprimer le « ni ».
10 juin 2007
Une élection, ça trompe énormément
Pourtant, je ne sors pas d’une réunion avec Poutine (voir lien ci-dessous) ou bien je ne sais plus compter.
Aujourd’hui, - si je me fie aux chiffres fournis par Libé – 11 millions d’électeurs auraient donc voté UMP...sur un total de plus de 44 millions d’électeurs inscrits. Autrement dit 3 électeurs sur 4 n’ont pas voté UMP, ce qui n’empêchera pas ce parti de truster dans les 80% des sièges de l’Assemblée nationale. « Vague bleue...rouleau compresseur...tsunami...raz de marée... », et les médias de s’extasier devant ce qui ressemble surtout à une formidable mystification électorale. Les partis « d’opposition » eux-mêmes sont muets sur le sujet, tétanisés, se refusant à admettre que ces petites joutes électorales qui divertissent la galerie tout au long des mois ne sont qu’une caricature de démocratie. Il s’agit bien de la comédie du pouvoir avec ses acteurs gesticulant comme au théâtre sur une scène qui n’est plus celle du monde réel. Il est clair, dans ces conditions, que les lois qui seront adoptées par cette assemblée dite nationale, seront certes légales mais absolument pas légitimes. Il faudra quand même bien en tirer les conséquences.
09 juin 2007
Priorités
Dans le monde, chaque année, plus de 6 millions de personnes meurent du sida, du paludisme ou de la tuberculose. Le sommet du G8, qui vient de se terminer, a décidé de consacrer 60 milliards de dollars « pour les prochaines années »...sans plus de précision, pour aider les pays, essentiellement africains qui souffrent de maladies infectieuses. 60 milliards de dollars à comparer aux 1200 milliards de dollars dépensés chaque année pour faire la guerre. On a les priorités qu’on peut. Sur cette somme, la France, avec sa générosité légendaire, déboursera 1 milliard de dollars, soit 750 millions d’euros, à comparer, là encore, aux 42 milliards d’euros du budget militaire du pays. 42 milliards d’euros pour préserver l’identité française. L’identité française, on le voit, ça n’a pas de prix, ou, plus sûrement, il vaut mieux ne pas en connaître le prix.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3220,36-921009@51-912509,0.html
22 avril 2007
A force de faire peur
30% pour Sarkozy, 11% pour Le Pen. C’est donc bien chez Le Pen que Sarkozy est allé chercher ses électeurs. Cela, on le sait depuis 5 ans, depuis qu’un ministre-flic s’est mis en tête de reprendre à son compte les pires obsessions de l’extrême-droite. Face à cela, le principal parti dit « d’opposition », s’est, avec une belle constance, montré bien timoré, voire complaisant, ne trouvant pas grand chose à redire à une politique de brutalisation de la société – stigmatisation, coups de matraque, lois d’exception - menée par le parti au pouvoir. Les jeunes, les immigrés, notamment, en ont bavé ; ils vont en baver encore davantage. Et lorsque Sarkozy, avec des accents dignes de Vichy, s’est lancé dans l’apologie de l’identité nationale, son « adversaire », du moins, celle qui se présentait comme telle, n’a trouvé d’autre réponse que renchérir sur Jeanne d’Arc et les symboles nationaux. Le drapeau tricolore à chaque fenêtre, rêvait-elle ; ce sera Sarkozy tous les soirs à la maison et pendant cinq ans. Le cauchemar. La « démocratie » à la mode 5e république n’est qu’une duperie, une supercherie, un sinistre jeu où il s’agit d’abord de flatter les instincts les plus bas de l’électeur ; faire peur.
Aujourd’hui, moi, je n’ai pas voté. Et d’ailleurs, je ne suis pas inscrit sur les listes électorales. Sans regrets. Mon engagement dans la société, c’est pour demain matin, au collège, comme tous les lundis avec mes élèves. Mais pour combien de temps encore ?
13 avril 2007
Regarder au-delà des frontières
Deux milliards de personnes menacées d’insécurité alimentaire, c’est une info développée par Jean-François Soussana, agronome, qui étudie l’impact du changement climatique sur l’agriculture.
http://www.liberation.com/actualite/terre/245419.FR.php
Pendant ce temps, en France, les responsables politiques se replient frileusement derrière leurs frontières, se gargarisent de symboles nationaux, s’interrogent doctement sur leurs ancêtres ou sur la nationalité du sang qui circule dans leurs veines. C’est l’Afrique qui paraît la plus vulnérable, « pour des raisons climatiques, mais aussi socio-économiques et démographiques », explique l’agronome. L’Afrique, c’est à quelques dizaines de kilomètres de l’Europe par le détroit de Gibraltar mais ce n’est pas un sujet d’intérêt dans la campagne présidentielle, tellement on se laisse aveugler par le mythe du pré carré national à l’intérieur duquel on pourrait vivre en toute sécurité. Quelle sécurité alors que deux milliards de personnes affamées seront à nos portes ? On apprend dans le même temps que l’aide au développement des pays riches a chuté de 5,1% en 2006, n’atteignant pas le niveau de 0,7% du PNB assigné par les Nations Unies.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-891419,0.html
L’aveuglement national gangrène le débat politique, détourne l’attention de l’opinion des problèmes de fond et rend ainsi leur résolution bien hypothétique. Quelle catastrophe faut-il attendre pour qu’on se réveille ?
