Et derrière les leçons de grammaire...
Au moins pour une fois, avec l’enseignement de la grammaire, les choses sont dites clairement : aujourd’hui, précise le rapport Bentolila , « les parents et les grands-parents ne retrouvent plus du tout la grammaire qu’ils ont apprise ». Autrement dit, à l’école, on s’interdira dorénavant toute activité, toute forme d’apprentissage que n’auraient pas connues les grands-parents. Pour la première fois, alors que jusque-là, de Robien s'obstinait à récuser les qualificatifs de passéiste, de réactionnaire qu’on lui adressait, cette fois-ci, on affirme solennellement, sans ambage, que l’école du passé est un modèle et qu’il faut de toute urgence y revenir. Pas plus que pour l’apprentissage de la lecture, il n’existe d’études, d’enquêtes historiques, de preuves, montrant que la grammaire de grand-papa formait de meilleurs écrivains, malgré cela on est forcé de croire que l’école d’il y a 50 ou 60 ans, l’école des années 30, constitue un modèle insurpassable. On ne connaît pas d’exemple, dans l’histoire de l’éducation, d’un système qui, de façon aussi irrationnelle et dogmatique, aurait refusé de réfléchir à son fonctionnement, de s’interroger sur ses méthodes, ses pratiques, sous prétexte qu’il ne fallait surtout rien changer à l’école telle que l’ont connue les grands-parents. Imagine-t-on un autre domaine de connaissances qui s’interdirait d’évoluer, de bouger, de s’adapter à son époque, sous le seul prétexte qu’autrefois on ne faisait pas ainsi ? S’il s’agit de calquer les matières scolaires sur « celles que les grands-parents ont appris », alors, il faut prohiber à l’école toute initiation à l’informatique, à l’étude du monde contemporain, limiter les sciences de la vie et de la terre aux connaissances d’il y a 60 ans, remplacer l’apprentissage des langues vivantes par ceux du latin et du grec ancien. Bien évidemment, il n’y aura plus de sports ni de séances de piscine puisqu’il y a 60 ans, les enfants n’apprenaient généralement pas à nager. Et puis, bien sûr, toujours pour ne pas dépayser les grands-parents, rétablir la blouse grise, les châtiments corporels et séparer les filles des garçons. De Robien et ses inspirateurs sont des réactionnaires au sens propre du terme : pour eux, le passé est un modèle et il faut à toute force y revenir.
Parlons-en un peu des inspirateurs de de Robien. Avec Orsenna, c’est « Sauver les lettres » qui a rédigé le rapport de Bentolila. Orsenna, un écrivain à succès, auteur de best-sellers pour kiosques de gares ou rayon livres chez Leclerc. Orsenna, qui n’a pas mis les pieds dans une école depuis un demi-siècle et qui, malgré cela, se permet de faire la leçon aux enseignants : « la grammaire, c’est des efforts (sic), parce que par les efforts on gagne la liberté ». On retrouve ici la vieille antienne de tous les conservateurs selon laquelle un enseignant d’aujourd’hui qui réfléchit à son métier, qui cherche à le faire évoluer, qui se préoccupe de ses pratiques au regard de leurs effets sur les élèves, un pédagogue donc, aurait par là-même démissionné devant les élèves, refusant d’exiger d’eux tout « effort ». Se rend-il compte à quel point il est injurieux, insultant pour les enseignants, cet Orsenna qui manifeste une telle ignorance de la réalité scolaire ? Et par dessus tout ridicule. Alors, quand un vieil académicien prétend dicter aux profs ce qu’ils doivent faire, on ne peut que le renvoyer à ses après-midis sous la Coupole et à ses parties de thé. Et surtout lui rire au nez.
C’est une vague de nostalgie qui s’est abattue sur l’école et les questions éducatives. Mais la nostalgie est dangereuse lorsqu’elle se fait projet politique. On sait ou l’on devrait savoir qui se cache derrière, qui joue ainsi du rêve d’un âge d’or fantasmé. Le retour aux « bonnes vieilles méthodes », on les réclame depuis bien longtemps dans certains milieux politiques qui montent, qui montent et qui font de l’école le champ d’expérimentation de leurs théories. Il y a plus d’un an j’avais laissé sur Journal d’école une chronique intitulée « Quand l’école de la république fait le lit de l’extrême-droite » (10/09/2005). Avec Orsenna et ses leçons de grammaire, on va bientôt pouvoir s’y coucher, dans le lit. Et s'y faire baiser.
http://journaldecole.canalblog.com/archives/2005/09/10/index.html
Commentaires sur Et derrière les leçons de grammaire...
J'ai fait un billet d'humeur sur ce sujet le 30 sur mon blog. Ce n'était qu'un billet d'humeur, parce qu'il m'a semblé que devant le manque absolu de référence crédible, une réthorique aussi pauvre et pernicieuse, il fallait rester à leur niveau. Je n'ai donc pas argumenté comme vous l'avez fait. Mais, il me semble que le fond est le même, merci du décryptage.
J'ai moi la maleuheuse habitude de laisser mes lecteurs faire le travail.
Ludovic Bourely
http://ww.lewebpedagogique.com/journal
Vous avez raison sur un point : il faut refuser le passéisme. Dehors les vieux et vive la course à l'avenir.
Dehors les vieux donc, tous les vieux. Y compris les quelques incapables des IUFM de plus de trente ans qui ressassent les mêmes pédagogismes depuis le début des années 70 (35 ans !) et regardons vers l'avenir. Finissons-en avec les illusions bien pensantes qui ont empêché nos élèves d'avancer : l'enfant au centre du système et autres billevesées... Quarante ans de domination, ça suffit ! Le cours magistral nouveau est arrivé, vive le progrès.
Ah, on me signale dans mon oreillette qu'un certain Célestin Freynet s'énerve au standard en hurlant que Lubin est ras du front avec ses arguments à l'emporte-pièce et qu'étant pourtant lui-même né en 1866, on n'a pas l'habitude de le classer chez les passéistes... Etrange.
Votre argumentation est quelque peu pernicieuse: je veux bien que la langue évolue, mais la grammaire, elle, ne change pas. Loin de moi l'idée de cautionner Robien, mais si, en revanche, on revient sur une terminologie absconse, je vois mal ce qu'il y a de scandaleux ou de rétrograde à cela. Parce que c'est tout de même là le fond du problème, plus encore que les méthodes d'apprentissage elle-même. On objectera que la recherche linguistique peut remettre en question tel ou tel point, que ce qu'on apprend aux élèves ne correspond pas forcément à la "réalité". Certes; mais ce sont là toutes choses qu'il pourront approfondir plus tard, si le coeur et l'envie leur en disent.
Au sujet de la terminlogie : il faut bien comprendre que revenir sur cette "terminologie absconse" risque de retirer le pain de la bouche d'un certain nombre de "spécialistes" qui font leur beurre sur ces incompréhensions lexicales. Que papa-maman ne comprennent rien et ne puissent pas aider le fiston à la maison on s'en contrefiche largement dans les officines où l'on se querelle sur les schèmes de la lecture chez l'apprenant.
Imaginez donc ces clercs si satisfaits de leurs diplômes de science de l'éduc' et de leurs postes obtenus par copinage il y a un certain nombre d'années déjà si d'aventure la grammaire et ses règles redevenait la chasse gardé des affreux grammairiens de l'université (fascistes et rétrogrades comme chacun sait) : ils seraient obliger de retourner devant les classes qu'ils ne voulaient plus affronter pour y enseigner à nouveau.
Voilà le pourquoi de cette levée de boucliers : on défend sa gamelle. L'intérêt de l'élève c'est de la rhétorique quand il s'agit de rester au chaud loin des élèves, des vrais, pas des futurs profs terrorisés à l'idée de ne pas voir leur stage validé.
"Voilà le pourquoi de cette levée de boucliers : on défend sa gamelle." Je suis assez d'accord sur ce point. Cela dit, il me semble qu'il faut souligner que ce cette remarque ne concerne pas Lubin, qui n'a jamais quitté le "terrain".
Les pédagos n'ont plus qu'un argument face aux succès de leurs adversaires : les faire passer pour des réacs, passéistes, ringards, ultraconservateurs, donnant des coups de règles sur les doigts... Il ne leur reste que ça comme retranchement : preuve qu'ils sont fort mal en point et qu'on pourrait en finir rapidement en donnant un assaut final.
J'ai déjà largement répondu à ces attaques répugnantes et mesquines sur mon site, en mettant de surcroît en lumière le caractère obscurantiste des gourous du pédagogisme : http://nivosefloreal.free.fr/fichiers/antigogo.htm
Je n' y reviens donc pas.
Que vous arrive-t-il ?
Vous auriez peur des grands méchants pédagogues ?
La France serait le seul pays où un nouveau crime, "le crime pédagogique" sortirait du néan ?
Bientôt des "prisoniers pédagogiques" au pays des droits de l'homme ?
Cela ne ressemble-t-il pas fort à de la réaction ?
La réaction ne serait-elle pas, comme souvent, le signe que les extrémiste du retour "au très en arrière" n'ont plus qu'un dernier baroud d'honneur violent avant de disparaître ?
Comme De Robien, et Bentolila ?
Dans mon article, je met opposition la caution Orsena avec Vian et Prévert, lesquels résisteront à l'histoire littéraire ?
Je ne traite pas les commentateurs de cet article de "réactionaires", je pose juste quelques questions.
Je vous signale un autre article sur le sujet :
Celui de François Jarraud sur le café pédagogique.
Quant à moi, je suis sur le terrain depuis longtemps et je tiens à y rester, avec des adultes qui ont subi les leçons de grammaire, et l'apprentissage de la lecture par la méthode prurement syllabique ...
Et je dois rattrapper tout ça ?
Mais comme je suis un imbécile de pédagogue je dois me tromper lourdement ...
Ludovic Bourely
ma grand-mère ne comprend plus rien avec els nouveaux médicaments ! redonnez lui de l'huile de foie de morue et faites lui donc une bonne saignée !
Un scanner ? une échographie ? Vous n'y pensez pas ! Avant, ça n'existait pas et il n'y avait pas de sida et moins de cancer ! Amenez-là plutôt chez le rebouteux.
"Voilà le pourquoi de cette levée de boucliers : on défend sa gamelle. L'intérêt de l'élève c'est de la rhétorique quand il s'agit de rester au chaud loin des élèves, des vrais, pas des futurs profs terrorisés à l'idée de ne pas voir leur stage validé."
Bgt, vous reprochez à Lubin de ne aps nunacer "les veux contre les jeunes" et vosu faites de même ! "Les pédagos n'ont pas d'élèves ! ceux qui sont sur le terrain appliquent les méthodes traditionnelles" ! Vosu n'avez jamais dû traviller dans un collège de Zep pour penser ainsi !
Personnellement, c'est lea parcours contraire que j'ai connu. En débutant, j'ai d'abord refait ce que j'avais moi-même subi en tant qu'élève (le tout magistral !). Comme beaucoup, j'ai débuté dans un collège très difficile (dans le haut du classement du Point) et je n'ai pu me contenter longtemps de voir tant d'élèves démotivés et qui finalement n'apprenaient pas grand chose avec mes cours (sauf les rares qui nétaient pas socialeemnt défavorisés) ; je me suis donc remis en cause, j'ai donc cherché, lu, échangé ... et me suis métamorphosé en un monstrueux pédago ! parce que j'étais sur le terrain !
Merci à Meles de signaler que je suis prof à temps plein, comme d'ailleurs, sont sur le terrain, les gens des Cahiers pédagogiques, du Café pédagogique, du GFEN et tous les autres.
La question n'est pas de savoir s'il faut changer quelque chose à l'enseignement de la grammaire mais s'il faut s'interdire d'imaginer autre chose que ce que l'on faisait à l'époque des grands-parents. Lofi montre bien, avec l'exemple de la médecine, ce qui se passerait si l'on appliquait ce principe à d'autres domaines. Comme Ludovic Bourely, j'ai moi-même subi dans mon enfance ces sinistres leçons de grammaire qui ne m'ont rien appris mais dégoûté de beaucoup de choses.
Mais discutons un peu du fond de la réforme alors !
Parce que votre argument qui consiste à faire passer vos détracteurs pour des passéistes est fallacieux. Aujourd'hui, les postes de formateurs, les éméritats en science de l'éducation et j'en passe, sont tenus par les afficionados de l'enfant au centre du système, du refus de la padégogie frontale. Les mêmes depuis le début des années 70. Les jeunes rebelles sont en face et essayer de les discréditer en faisant passer des méthodes dont l'essentiel a plus de trente ans pour une nouveauté permanente est une pure et simple malhonnêteté.
Quant à l'argument du terrain ("moi, je pratique, donc j'ai les solutions"), c'est celui de ceux qui refusent la réflexion. On peut pratiquer et se tromper éternellement.
Sur le fond, vous ne voulez pas (ne pouvez pas) répondre sur cette nécessité de sauvegarder un "clergé" en guerre depuis trente ans contre les universités qui a trouvé refuge dans les IUFM. Car le refus de changement est bien là aujourd'hui : qui refuse le changement de terminologie ? Qui freine des quatre fers dès qu'il faut remettre en cause les "grands concepts" creux qui sont le fond de commerce de la pédagogie ?
Surement pas les jeunes profs (pas tous) comme nous autres qui subissons l'incurable bêtise diffusée pendant notre formation.
Alors, oui, discutons du fond :
Définissez votre manière de faire et défendez-là, mais pas de procès sur la base de la "réaction" vous savez très bien que c'est faux.
Peut-être, Lubin, que l'on vous a dégoûté de la grammaire étant petit, mais en attendant, je ne repère jamais chez vous de fautes d'orthographe ou de grammaire: comme quoi, ça a tout de même fonctionné, non?
A Lofi: je parlais essentiellement de la terminologie employée.
A Lofi (encore):
La comparaison avec les maladies ne me semble pas pertinente; mais pour filer la métaphore, je ne dis pas qu'il n'y avait pas de cancers auparavant, je déplore simplement qu'on les appelle désormais carcinomes, ce qui certes ne change rien au fond du problème, mais complique les choses pour l'"apprenant" (bouh! le vilain mot!).
"mais pas de procès sur la base de la "réaction" vous savez très bien que c'est faux"
BGT, il faut ien reconanîter (en tant qu'historien) que cette législature est la plus récationnaire de ces 50 dernières années.
- retur en arrière que l'âge légal (de fait) de la retraite
- retour en arrière sur le droit du travail
- remise en cause d'une partie des droits à al sécurité sociale
- retour obligatoire d'une méthode de lecture appliqué dans les années 30
- retour d'une note de conduite
- etc, etc
et vous croyez vraiment qu'il n'y a pas d'idéologie réactionnaire derrière les décisions prises par ce gouvernement en particlier dans le domaine de l'éducation ?
ce n'est pas avant mai 68 mais avant 1940 que la plupart des lois et décision prises par cette majorité nous a invité à regagner.
Je ne suis pas certain que les intervenants de ce forum cautionnent la politique sociale et économique du gouvernement actuel.
Je ne suis pas certain non plus que Royal, une fois arrivée au pouvoir (God help us!) revienne sur certaines de ces mesures effectivement réactionnaires. Pour cela, il faudrait déjà qu'elle soit effectivement de gauche et que son progressisme affiché ne soit pas que de façade, comme les riants appels à la "démocratie particpative" sur les TER Poitou-Charentes.
Je ne mélange pas tout. je dis que tout gouvernement a une ligne directrice. Les deux derniers en particulier affichaient une vraie idéologie. Et je ne vois pas pourquoi il serait réactionnaire socialement ... et à la pointe du progrès dansl'éducation !
C'est vrai que Royal a promis de généraliser les 35 heures et de rétablir la retraite à soixante ans. Merci à elle!
Plus sérieusement: il me semble que dans ce post on se contentait jusqu'ici d'expliquer pourqoui on était en faveur de cette "réforme", on ne délivrait pas de satisfecit général au gouvernement. Et puis de toute façon, ça veut dire quoi, au fond, "à la pointe du progrès dans l'éducation". Si, et ce n'est qu'un exemple, le fait qu'on revienne aux terminologies "anciennes" permet à tel parent de pouvoir travailler la grammaire avec son enfant chez lui plutôt que de le laisser seul dans son coin avec ses énoncés pour tous deux incompréhensibles, ne serait-ce pas déjà quelque chose? (C'est promis, j'arrête là le pathos)
http://anlci.fr/documents/0510_insee1re.pdf
Page 2, il y a un petit comparatif sur les difficultés de lecture selon l'âge ...
Que pensez-vous de ces chiffres ?
@ Lofi : Ca s'appelle noyer le poisson ! On vous parle éducation et vous dévier vers l'économie et le social, Méles vous le montre très bien.
Être à la pointe en matière d'éduction, cher collègue, ce n'est certainement pas tolérer que 60 000 jeunes sortent du système scolaire sans qualification par an (un exemple parmi d'autres) ou bloquer toutes les réformes éducatives pour sauver son bifteck quand on est un ponte des sciences de l'éduc arrivé là par copinage...
Aujourd'hui, il n'y a AUCUNE étude comparative impartiale des méthodes d'enseignement qui démontre le soit-disant mieux apporté par les idées que vous soutenez. Au contraire, le manque de confiance des jeunes dans leur école est au plus haut (et on ne me retirera pas de l'esprit que cela est notamment une conséquence directe des "activités" qui remplacent les cours rendant impossible aux plus faibles l'insertion dans la société par l'acquisition d'un savoir et d'une culture).
Alors, oui, parlons d'avenir, de refondation de l'école, mais que chacun ait voix au chapitre et que l'on soit délivrer des pontes d'opérette qui aujourd'hui tiennent l'éducation en coupe réglée et font le jeu du libéralisme en détruisant l'école de la république et en assurant aux classes les plus paupérisées l'impossibilité totale de prendre l'ascenseur social.
@ BGT, intéressant le design de ton site ...
http://web.mac/com/ludovicbourely
Mais je ne vois pas dans le contenu que tu fréquentes beaucoup les couches sociales dont tu parles ...
Quand au chiffres que je cite, c'est l'INSEE ...
Cordialement.
Mon pauvre Ludovic, non seulement vous faites preuve d'une bassesse sans nom en ayant recours à l'attaque personnelle (ça permet d'éviter les sujets gênants auxquels on ne peut pas répondre, c'est déjà ça), mais vous faites preuve d'une bêtise abyssalle en cataloguant vos interlocuteurs sur le design de leur site perso.
Vous êtes de ceux que la vulgarité affuble de trois lettres bien senties dans des circonstances pareilles.
P.S. Vous seriez probablement surpris de savoir où mes parents m'ont élevé... Mais vos préjugés idiots vous empêchent de considérer ce genre de choses.
P.S. On ne se tutoie pas que je sache.
@ bgt
Aucune attaque personnelle sur le design, au contraire je constatais que l'on avait les mêmes goûts en matière de design et d'informatique ... Donc désolé d'avoir été mal compris ... Méa culpa ...
Quand au contenu, aucune attaque non plus, qui je serais pour me permettre de juger ?
Je voulez juste dire que suis tous les jours sur le terrain avec des stagaires qui font partie des couches sociales dont vous parlez (désolé aussi pour le tutoiement, il n'était pas volontaire), et qui sont passé par l'école de l'apprentisage de la lecture syllabique et de la leçon de grammaire.
Je voulais mettre ça en rapport avec les chiffres de l'INSEE dont j'ai donné le lien.
Désolé donc pour ce malentendu ...
Re Cordialement (ce n'est pas de l'humour, ni un euphémisme)
Ludovic Bourely
Je n'ai jamais cherché à provoquer une telle polémique sur le blog de ce cher Lubin.
Je constate que mon écriture, non académique, maladroite certainement, n'est pas compatible avec un débat dépassionné.
J'ai donc l'impression de polluer le débat ...
Ce n'est pas mon intention ...
J'arrête donc les commentaires, pour rester un de vos lecteur fidèle.
Je reste ouvert au débat, et mon blog accepte les commentaires, vous pouvez vous défouler ...
Merci Lubin pour ce blog,
Merci aux contributeurs,
Ludovic bourely
"Au contraire, le manque de confiance des jeunes dans leur école est au plus haut (et on ne me retirera pas de l'esprit que cela est notamment une conséquence directe des "activités" qui remplacent les cours rendant impossible aux plus faibles l'insertion dans la société par l'acquisition d'un savoir et d'une culture)."
Quel pourcentage de ce que vous nommez activités dans nos collèges ? Dans le mien, nous sommes 4 profs d'hist-géo. je suis le seul à procéder ainsi. Idem en français : 1 sur 7 / en maths : 0 sur 5 etc. Si les jeunes manquent de confiance dans leur école, la faute à quoi ? aux pratiques ultraminoritaires ?
je dévie vers l'économique et le social ? Je vosi plutôt une concordance de vue entre "travailler plus pour gagner plus" et cet appel incessant au "travail", aux "efforts" des élèves ; entre la remise en cause des aides sociales (non à l'assistanat des fainéants) et la remise en cause des zep, des bourses, des fonds sociaux qu'on remplace par les bourses aux mérites (vive l'élitisme républicain !).
Dommage, mais c'est vrai qu'on est en droit de se poser la question de l'utilité de débattre avec ceux qui sont persuadés de détenir LA vérité (reproche qu'ils font pourtant sans cesse aux autres) et qui ne supportent surtout aps quand on les met en face de leurs contradictions.
(ce message s'adresse à Ludovic, ne prenez pas la peine de réagir si vous êtes concernés).
Des gens qui ont surtout une haute estime d'eux-mêmes, de leur culture, de leur place dans la société (ou de celle qu'ils aimeraient avoir) ; et oui, ces gens-là on n'a pas le droit de les tutoyer ; ce ne sont pas de simples collègues : ils sont au-dessus du lot (font jamais de faute d'orthographe, eux, contrairement à moi !).
Je TE lirai donc avec plaisir ailleurs, Ludovic !
Merci à Ludovic Bourely de continuer à intervenir sur "Journal d'école". Vos interventions donnent un peu d'air aux commentaires. Je répondrai plus longuement une autre fois.
@ Ludovic : Dans ce cas, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Excusez moi d'être parti au quart de tour. Et, s'il vous plaît, resté donc débattre, je suis juste en train d'étudier vos chiffres de l'INSEE.
@ Lofi :
1. On n'a pas enseigné dans les mêmes établissements alors. Moi j'étais le seul à ne pas travailler en "projets", par "activités" (qu'est-ce que vous voulez, quand on a certaines tendances politiques chevillées au corps, le vocabulaire de l'entreprise on peut pas... mais allez faire comprendre ça à un social-dem' qui vote Ségo...)
Les notes de la classe que j'avais en charge, et qui était considérée comme la pire a priori en début d'année, a remis les idées en place aux amateurs d'activités et autres lors des épreuves communes...
2. Si vous pensez que le profit que l'individu tire d'un travail culturel et de la vente de chaussettes est le même, je ne peux rien pour vous...
Lire, se construire, débattre : on en fera jamais trop. Se crever la santé pour faire grimper les intéressements d'un comité d'actionnaires, non merci. Vous saisissez la subtilité ?
3. Non, on ne se tutoie pas. Rien à voir avec un quelconque mépris à votre égard (même le mépris se mérite). Mais le tutoiement est réservé à mes proches, aux amis, à ceux que l'on aime et, j'espère que vous en conviendrez, nous n'avons pas vraiment ce genre de rapports.
Attendons de boire un pot tous les deux, de discuter de tout et de rien pour se proposer mutuellement un tutoiement d'autant plus beau qu'il arrive à point.
Je ne tutoie jamais mes collègues, ni mes formateurs IUFM d'ailleurs comme c'était l'usage. Le vouvoiement c'est une marque de respect à l'égard des autres et de soi-même.
Apprenez à respecter la culture des autres avant de venir donner des leçons de moral.
4. (Et j'en terminerais par là) Votre petit complexe d'infériorité ne me fait ni chaud ni froid. Si vous avez un problème avec moi on peut en discuter, pas la peine de parler à la troisième personne comme ma buraliste.
P.S. Après le petit procès d'intention que vous me faites, vous reconnaîtrez que pour quelqu'un "au-dessus de ses collègues" j'en prend du temps pour vous répondre...
P.S.2 Un élément de sociologie de comptoir de café pour vos représentations à l'emporte pièce : dans mon établissement du début d'année (un collège où j'ai fait un passage éclair), une charmante dame du personnel ATOSS ("une dame de service" comme on disait au bon vieux temps - ça, c'est pour votre tendance à voir des passéistes partout) m'avait fait remarquer que les seuls enseignants qui prenaient un peu de temps pour parler avec elle étaient ceux qui vouvoyaient leurs collègues. Elle avait remarqué ça (pourquoi, je ne sais pas). Les autres passaient certains matins sans même lui dire bonjour. Une vraie-fausse coolitude en quelque sorte...
@ Ludovic (parce que finalement je vous dois quelques explications après vous avoir taillé un tel costard
: il y a des sujets sur lesquels je suis particulièrement chatouilleux. Mon milieu social d'origine notamment. Un fêlure ancienne qui date de mon époque "d'enfant pouilleux" comme m'avait appelé un instit' particulièrement adorable quand il avait appris le quartier d'où je venais...
"Dommage, mais c'est vrai qu'on est en droit de se poser la question de l'utilité de débattre avec ceux qui sont persuadés de détenir LA vérité (reproche qu'ils font pourtant sans cesse aux autres) et qui ne supportent surtout aps quand on les met en face de leurs contradictions."
Franchement, Lofi, on pourrait vous rendre le compliment, non?
"Des gens qui ont surtout une haute estime d'eux-mêmes, de leur culture, de leur place dans la société (ou de celle qu'ils aimeraient avoir) ; et oui, ces gens-là on n'a pas le droit de les tutoyer ; ce ne sont pas de simples collègues : ils sont au-dessus du lot (font jamais de faute d'orthographe, eux, contrairement à moi !)."
Celle-là, je la prends pour moi. Je tiens à m'excuser si je vous ai vexé, croyez sincèrement que ce n'était pas mon intention, j'avais juste envie de citer Astérix...(cf. votre propre site, où "l'incident" a eu lieu.) Une des raisons pour lesquelles le tutoiement me semble malaisé sur un blog, c'est simplement que cela me semble bien factice. A quand, effectivement, un pot commun des intervenants sur ce blog? ![]()
Pour peut-être mieux se connaître, et donc mieux se comprendre, je vais revenir sur mes conditions d'enseignement : j'enseigne les matières générales au CFPPA de Montpellier, Centre de Formation et de Promotion Agricole qui dépend de l'Enseignement Agricole et lui même du Ministère de l'Agriculture ainsi que de le Région et du Lycée Agricole et général (Ministère de l'Agriculture et Éducation Nationale), en gros nous dépendons de tout le monde...
Mon public, des adultes qui passent des CAPA (CAP Agricole), des BEPA (BEP Agricole), BAC Pro, "formation de remobilisation", etc ...
La moyenne d'âge, 40 ans.
Leur avenir, le SMIC, au mieux ...
La région, une des plus sinistrée économiquement de France ...
Montpellier, la ville où il y a le plus de "Rmiste" (je n'aime pas le mot et bien d'autres d'ailleurs).
Mon parcours : après des études de philosophie et une objection de conscience, j'ai préféré le terrain social à l'enseignement traditionnel, sachant que se serait la précarité éternelle ... ( même si je n'ai jamais arrêté de travailler j'y suis depuis plus de dix ans ...) j'ai travaillé dans la lutte contre l'illettrisme, dans le formation professionnelle dans le domaine du nettoyage, j'ai arrêté quand j'ai compris qu'on envoyait les stagiaires au casse-pipe, dans l'aide sociale à l'enfance et dans l'informatique (Macintosh : @ BGT, c'est là que le tutoiement involontaire est survenu : dans la communauté mac, c'est la règle, vielle habitude ...)
Et, j'ai passé mon enfance dans une cité de la banlieue parisienne, puis dans une cité nîmoise.
Je me suis toujours furieusement ennuyé à l'école, de la maternelle à l'université, ceci explique peut-être mon choix professionnel ...
Mon style d'écriture ... C'est je crois mes références littéraires et philosophiques qui transparaissent, j'ai dû trop lire Borges, Vian ... et la philosophie tragique (de Diogène à Clément Rosset)
Ma pratique professionnelle implique d'utiliser des outils différents que ceux qui n'ont pas fonctionné avec mes stagiaires dans leur scolarité.
Les chiffres de l'INSEE que je cite, c'est parce qu'il m'importe que la lecture et l'écriture deviennent une habitude, une envie, un plaisir, et que celui qui à vingt s'avait lire et écrire, ne soit pas en situation d'illettrisme à 45 ans.
Ces chiffres de l'INSEE mes stagiaires sont dedans, et je répète qu'ils sont passé par l'apprentissage syllabique de la lecture, les leçons de grammaires et les cours magistraux ...
Je constate que si il est inadmissible que tant de jeunes aujourd'hui ressortent du système sans diplôme, c'était pire il y a quarante ans, alors les pédagogues responsables du déclin ...
La raison de mon site :
http://web.mac.com/ludovicbourely
et de mon blog sur lewebpedagogique, promouvoir un outil que j'ai pratiqué tout au long de ma "carrière" et dont j'essaie de montrer l'efficacité, le journal de bord.
Un de mes anciens stagiaire devrait être publié sous peu...
@ Lofi, oui l'éducation, c'est toujours aussi de la politique, et merci pour ton blog.
Je vais m'arrêter là, j'ai quelques problèmes de santé actuellement et je suis très fatigué ...
"Dommage, mais c'est vrai qu'on est en droit de se poser la question de l'utilité de débattre avec ceux qui sont persuadés de détenir LA vérité (reproche qu'ils font pourtant sans cesse aux autres) et qui ne supportent surtout aps quand on les met en face de leurs contradictions."
Franchement, Lofi, on pourrait vous rendre le compliment, non?
J'ai souvent écrit ici et ailleurs que je 'étais pas partisan d'une seule méthode pédagogique mais qu'il faut au contraire utiliser toute la "palette" dont on dispose pour tenter de faire réussir TOUS les élèves ... contrairement à d'autres qui continuent de voir dans le tout magistral LA SEULE méthode valable. Je ne suis donc pas sur qu'on peut me retourner le compliment (mais ce n'est pas à moi d'en juger)
"Des gens qui ont surtout une haute estime d'eux-mêmes, de leur culture, de leur place dans la société (ou de celle qu'ils aimeraient avoir) ; et oui, ces gens-là on n'a pas le droit de les tutoyer ; ce ne sont pas de simples collègues : ils sont au-dessus du lot (font jamais de faute d'orthographe, eux, contrairement à moi !)."
Celle-là, je la prends pour moi. Je tiens à m'excuser si je vous ai vexé, croyez sincèrement que ce n'était pas mon intention, j'avais juste envie de citer Astérix...(cf. votre propre site, où "l'incident" a eu lieu.) Une des raisons pour lesquelles le tutoiement me semble malaisé sur un blog, c'est simplement que cela me semble bien factice. A quand, effectivement, un pot commun des intervenants sur ce blog? ![]()
Vous ne m'avez pas vexé ; je ne suis pas un extremiste de l'orthographe et je sais que j'en laisse passer (surtout sur un ordinateur) (Einstein aussi était disorthographique ! non, non je ne me compare pas à lui !. je voulais seulemnt dénoncer le côté pédant de certains profs toujours prêts à écraser les autres (les parents d'élèves notamment) de leur culture et de leur supériorité intellectuelle présupposée. caractéristique qu'on peut deviner dans certains messages.
En ce qui concerne le tutoiement, je ne l'utilise pas toujours sur les blogs mais je ne voyais pas pourquoi on le reprchait à ludovic sauf à considérer qu'il ne le méritait pas pour les raisons justement précédemment dénoncées ...
@ Ludovic : C'est vrai que le tutoiement au premier abord est courant chez les "maceux" (macistes ?) Mais, qu'est-ce que vous voulez, c'est mon côté rebelle : c'est tellement plus drôle de vouvoyer quelqu'un qui vous tutoie tout de suite et vice et versa ![]()
Jolie carrière, le public adulte m'attire d'ailleurs énormément. J'ai la chance d'en avoir quelqu'uns chez mes étudiants et cela est toujours intéressant parce qu'ils décalent les perspectives d'ordinaire assez homogènes des groupes de 20-25 ans.
Bon rétablissement et pour le pot, c'est quand vous voulez (si vous me prenez par les sentiments).
@ Lofi : continuez donc à "deviner" des choses sur les gens avec lesquels vous devisez, mais j'ai peur que ce ne soit pas l'idéal pour alimenter une discussion saine. Ca risque de vite tourner au procès d'intention (vous faites les lignes de la main aussi ? Parce qu'en ce moment je me demande si j'ai des chances à l'Euro million...)
Une amie très proche est prof de langue dans un collège du 93, classé ZEP.
le précédent proviseur, craint mais respecté de tous, avait porte ouverte en permanence pour les profs, accueillait les élèves au portail tous les matins dès 7h30, prenait TOUJOURS la défense de ses professeurs. Le collège a monté ses résultats, certaines "classes moyennes blanches" remettaient leurs enfants dans le collège, à la faveur d'une politique active de promotion des langues étrangères (dont l'allemand, traditionnellement jugé élitiste).
Le nouveau proviseur :
- pour le voir, les profs sont obligés de prendre rdv avec lui plusieurs jours à l'avance, il note ses rdv sur son palm
- il se pointe le matin à 9h, 9h30 (les cours commencent à 8h)
- parfois il ne vient pas le mercredi après-midi
- le vendredi, régulièrement, à 15h30 il ferme boutique.
- quand il y a un problème (incivilités ou autres), les profs s'entendent dire "mettez-vous à leur place !" (sous entendu des ces pauv petits chéris).
Les élèves sont de plus en plus turbulents depuis l'arrivée du nouveau proviseur. tout le monde sent qu'il n'y a plus personne au gouvernail.
VOICI LA DEVINETTE : lequel de ces 2 proviseurs décrits est brighelliste, lequel est "pédago" ? Lequel serait défendu par une Education Nationale telle que la voit Lubin (ou mérieu)
J'ai ma petite idée sur la question. Pas vous ?
A la tête d'un collège, il n'y a pas de "proviseur" mais un principal. Chacun pourra donc juger du sérieux de cette histoire sans doute sortie du courrier des lecteurs du Figaro...
Désolée de venir polluer votre blog ce n'est pas mon intention mais j'ai vu que vous faisiez mention du rapport Bentolila. Je suis justement en quête de ce rapport pour pouvoir le lire ou le consulter. Je me permet donc de vous demander si vous connaîtriez un site sur lequel je pourrai le trouver ou au moins avoir un résumé objectif (autant que faire ce peut).
MERCI D'AVANCE
Le "rapport de mission sur l'enseignement de la grammaire", appelé pour faire court rapport Bentolila est consultable et téléchargeable sur le site du ministère de l'Education :
http://media.education.gouv.fr/file/68/3/3683.pdf
Pour ce qui est des analyses, je vous recommande celles, nombreuses et argumentées, parues ces derniers jours sur le site du Café pédagogique.
Vous ne polluez absolument pas Journal d'école ; vous y êtes même la bienvenue.
pas du tout lubin, n'étant pas de l'educ nat, je ne suis pas au fait du jargon du métier. ma copine actuelle est prof, et c'est exactement la situation qu'elle vit. en écrivant rapidement, Je ne me souvenais plus comment on appelle un "directeur de collège", le mot m'est venu et je l'ai pris faute de mieux, et j'ai a moitié tort puisque ce nouveau "principal" était, auparavant, proviseur de lycée également en seine st denis.
Par ailleurs :
- vous ne vous prononcez pas sur le fond, profitant comme toujours d'une maladresse de l'interlocuteur pour botter en touche. J'ose espérer que quand vos élèves posent une question, vous y répondez, quand même.
- le fait qu'une anecdote soit racontée par un de vos opposants ou un journal de droite (ce qui là n'est pas le cas) ou même LEPEEEEENNN, signifie-t-il que la réalité qu'elle illustre n'existe pas ?
Cher Tartempion,
Je viens de vous répondre sur l'article suivant, avant d'avoir vu cette réaction, je ne vais donc pas en rajouter. La maladresse de l'interlocteur ... Il est bien évident que l'on prend plus de risque à l'écrit qu'a l'oral, il faut l'assumer, c'est une caractéristique de l'écrit.
Ensuite, il ne vaut mieux pas en général, dites-moi si je me trompe, confondre anecdote et argument. J'avoue avoir une faiblesse pour les arguments, quand à répondre à des anecdotes par de l'argumentation ...
Tartempionesquement,
Ludovic Bourely
mais cher monsieur bourely, j'assume entièrement ma maladresse. J'aurai certes du écrire, en écrivant proviseur "dit-on proviseur pour un collège ? je ne suis pas sûr". Je suis grée à Lubin de me rectifier. Ce qu'aurait fait ma compagne professeur sans nul doute en m'entendant lui dire son "proviseur".
Quant aux grotesques conclusions hâtives (je serai un vilain lecteur du figaro) que Lubin tire de cette erreur (mazette, certains disent encore bien "instit" au lieu de "professeur des écoles", il n'ya pas mort d'homme), elles ne montrent que son absence totale d'argument, sa mauvaise foi, son esprit obtu de militant faux "rebelle à l'ordre réactionnaire ambiant" (tu parles...) son dogmatisme et in fine, sa petitesse en tant qu'individu doué de réflexion.
Monsieur Tartempion,
Je sais c'est facile, mais j'ai toujours rêvé d'écrire à un "Monsieur tartempion", donc j'en profite puisque j'en ai l'occasion. Ne le prennez pas mal , je vous en prie. L'occasion fait le larron.
Mais ...
Est-ce que j'écris dans le vide ?
Pourquoi on répond toujours " à côté" de mes arguments ?
Pourquoi mon argument principal est ignoré ?
Suis-je mauvais à ce point ?
Décidement, il va falloir choisir, soit je ne sais pas écrire, soit vous réagissez trop vite, et dans ce cas un conseil amical, lisez attentivement avant de répondre. Cela dit personne n'est à l'abri, donc je ne vous blâme pas.
Le stress ... peut-être ... En tant que vrai méditerranéen, j'aime prendre le temps ...
Il faut vraiment que j'arrête avec mes poncifs débiles ...
Tartempionesquement
Ludovic Bourely
votre argument principal est-il celui qui porte sur le fait que je livre une anecdote qui ne vaut pas un argument ?
certes, mais je n'ai pas prétendu livrer un argument au (contre) le message de lubin sur la grammaire. J'utilise parfois les commentaires comme un simple forum de discussion. Et la mentalité du "nouveau principal" telle que je la décris est symptomatique, pour moi, du relativisme, la démission et du jmenfoutisme auquel conduit le pédagogisme que défend Lubin.
"puisqu’il y a 60 ans, les enfants n’apprenaient généralement pas à nager"
ils apprenaient tout seul ou en famille, car à l'époque (que je n'ai pas connu, que je ne regrette pas), la France était plus rurale, il y avait toujours une petite rivière où un petit étang pour aller s'initier en famille ou entre amis. Ce n'était pas un besoin vital (l'est-ce aujourd'hui), et je ne pense pas qu'il y avait là une volonté manifeste de laisser les élèves dans l'ignorance de la nage. Et des esprits comme le vôtre, Lubin, n'auraient pas manqué de dénoncer la militarisation des jeunes par le sport obligatoire... ![]()
désolé je sarcasme
Des sarcasmes, pourquoi pas un peu d'arguments ?
Juste un tout petit peu, s'il vous plait, même un nano-argument sur le sujet serait le bienvenu.
Et puis une réponse sur l'autre sujet ...
Je sais, c'est moins facile ...
Bon, ça y est je commence à être fatigué.
Mais je crois que j'ai compris, je ne suis pas un passionné de forum de discutions. Ici, il me semble que c'est un blog sérieux sur l'éducation. D'où peut-être les malentendus ?
...commencez pas demander au tenancier de la boutique, Lubin, de répondre aux questions, avec des arguments plutôt que des mises à l'index, et peut-être que votre exigeance (pour l'instant à sens unique) deviendra crédible.
M'énerve. désolé. Bon vent.
et dans un établissement qui fait collège-lycée, ya quoi ? Un proviseur principal ? Un prinviseur ? Un procipal ? Un PDG et 2 DG ?
J'ai déjà pu lire les analyses du café pédagogique. Merci pour le lien qui saura me porter jusqu'au rapport Bentolila.
@ winnie
Vous pouvez allez voir mon dernier post sur mon blog, il y a le lien.
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